Publié le 2025-11-06 15:41:00. Les cours du pétrole ont clôturé en territoire négatif mercredi, lestés par les craintes d’une offre excédentaire et la publication de données économiques moroses. L’affaiblissement de l’indice du dollar américain, atteignant un plus haut de trois mois, a également pesé sur le marché.
- La production manufacturière américaine et l’activité des usines chinoises ont connu une contraction en octobre.
- Les stocks de brut américains ont enregistré une forte augmentation, entraînant une baisse des prix.
- La production de pétrole brut américain a atteint un nouveau record, malgré des signes de déclin de la production des puits existants.
Le marché du brut a connu une journée difficile, marqué par une accumulation significative des stocks de pétrole. Après une légère remontée suite au rapport de l’American Petroleum Institute (API) faisant état d’une hausse de 6,52 millions de barils, les prix ont rapidement reflué. La publication du rapport de l’Energy Information Administration (EIA) a confirmé cette tendance haussière des stocks avec une augmentation de 5,2 millions de barils, poussant le baril de WTI (West Texas Intermediate) à clôturer en baisse de 96 cents à 59,60 dollars. Le contrat de décembre du WTI s’est ainsi stabilisé à ce niveau. Le baril de Brent de janvier a également cédé 92 cents pour s’établir à 63,52 dollars. Les marchés des produits dérivés n’ont pas échappé à la tendance baissière, malgré une diminution des stocks de fioul de chauffage et de supercarburant sans plomb (RB).
Sur le plan technique, l’orientation du marché reste globalement baissière, avec des indicateurs stochastiques orientés à la baisse. Les analystes surveillent les niveaux de support à 59,52 $, 59,28 $, 58,49 $ et 57,34 $, tandis que les résistances se situent à 61,09 $, 61,50 $, 62,17 $ et 62,59 $.
Les fondamentaux du marché sont marqués par plusieurs éléments contradictoires. L’EIA a rapporté que la production américaine de pétrole brut a atteint un nouveau record historique pour la deuxième semaine consécutive, s’établissant à 13,651 millions de barils par jour (b/j) pour la semaine du 31 octobre. Dans le même temps, les stocks d’essence dans le Midwest américain ont chuté à un niveau record de 42,536 millions de barils. Cependant, l’agence a également souligné la nécessité pour les producteurs d’intensifier leurs forages afin de compenser la baisse rapide de la production des puits existants, dont le rendement diminue naturellement avec le temps.
Dans ce contexte, Diamondback Energy a indiqué qu’elle prévoyait de maintenir sa production de pétrole de schiste dans le bassin permien, même si le prix du baril restait légèrement inférieur à 60 dollars. L’État de l’Alaska a également vu sa production de brut sur le North Slope augmenter légèrement en octobre par rapport à septembre, mais rester inférieure aux niveaux de l’année précédente. Par ailleurs, les raffineurs américains devraient réduire leur capacité de traitement d’environ 803 000 b/j au cours de la semaine du 7 novembre, avant de voir cette capacité hors service diminuer la semaine suivante. La Federal Energy Regulatory Commission (FERC) a rejeté les propositions de Colonial Pipeline visant à modifier la gestion des différentes qualités d’essence, qui auraient pu accroître la capacité de transport. Enfin, Gibson Energy a annoncé l’arrivée imminente de son premier pétrole via le connecteur de pipeline Cactus II à son installation d’exportation maritime au Texas.
Ce matin, les marchés pétroliers affichaient une légère hausse à l’ouverture : le WTI de décembre prenait 38 cents à 60,02 $, le RBOB de décembre gagnait 3,76 cents à 1,95 $, et le fioul de chauffage de décembre progressait de 8,35 cents à 2,5123 $.