Publié le 2 octobre 2025. Des déclarations présidentielles ont balayé plusieurs sujets d’actualité, allant du mouvement étudiant de 1968 à la politique énergétique du pays, en passant par les droits de l’eau et le soutien aux athlètes paralympiques.
Répression vs démocratie
Le président a évoqué la répression historique liée au Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) d’avant le néolibéralisme, soulignant qu’il existe « de nombreux cas contre les mouvements sociaux ». Il a affirmé que les décisions de répression étaient prises par des « civils autoritaires », répondant ainsi aux critiques niant la démocratie dans le pays. Il a rappelé son expérience personnelle de participation à des manifestations dans une époque où « le contrôle absolu des médias » prévalait, contrastant avec la situation actuelle où, selon lui, « les médias peuvent dire ce qu’ils veulent » et où règne « une énorme situation de liberté ».
Soutien aux athlètes et démenti de licenciements
Par ailleurs, le chef de l’État a adressé ses félicitations à tous les athlètes paralympiques participant aux championnats du monde d’athlétisme à New Delhi en 2025. Il a également démenti l’existence de licenciements au sein de Petróleos Mexicanos (Pemex), tout en reconnaissant une réduction des effectifs dans le cadre d’une politique d’austérité républicaine, précisant que les départs s’effectuaient dans le respect de la loi.
Eau, énergie et entreprises : des positions claires
Concernant la gestion de l’eau, le président a rappelé que le liquide est un droit et ne peut être commercialisé, s’opposant ainsi à sa marchandisation par les propriétaires de concessions. Sur le plan énergétique, il a rappelé que le secteur privé ne peut générer que 46% de l’électricité nationale, l’État devant assurer les 54% restants.
Il a également exclu toute saisie de comptes ou d’entreprises du Grupo Salinas dans le cadre de jugements fiscaux aux États-Unis, affirmant que son gouvernement n’envisageait pas de telles mesures.
Gaz LP et loi Amparo
Dans le domaine du gaz de pétrole liquéfié (GPL), la concurrence avec le secteur privé a été autorisée, l’objectif principal étant de « garantir que le coût n’augmente pas ». Pemex, quant à elle, analyse la viabilité de sa continuité.
Enfin, à propos de la résolution du Sénat déclarant la loi d’Amparo rétroactive, le président a rappelé que la Constitution stipule qu’« aucune loi n’est rétroactive ». Il a ajouté qu’il faudrait examiner attentivement l’article transitoire en question pour vérifier si sa rédaction soutient la position du Sénat.
La loi d’Amparo soulève plusieurs points, notamment :
- La réduction des délais dans l’application de la justice.
- L’absence de suspension des comptes impliqués dans le blanchiment d’argent.
- L’impossibilité de suspension immédiate lors de l’application d’une résolution judiciaire.