Publié le 22 février 2026 à 23:01:00. À l’approche de la Coupe du monde 2026, l’attribution inégale des matchs entre les trois pays hôtes – Canada, Mexique et États-Unis – suscite la controverse, notamment par la voix de l’ancien président de la FIFA, Joseph Blatter, qui dénonce une injustice.
- L’ancien président de la FIFA, Joseph Blatter, critique la répartition des 104 matchs de la Coupe du monde 2026, estimant que le Mexique et le Canada n’ont reçu que des « miettes » par rapport aux 78 matchs attribués aux États-Unis.
- Blatter accuse une influence politique, pointant du doigt les liens entre le président américain Donald Trump et le président de la FIFA Gianni Infantino, et estime que le football est devenu un outil politique.
- La situation sécuritaire au Mexique, illustrée par des incidents récents dans la Ligue MX, soulève des questions quant à la capacité du pays à accueillir un événement d’envergure mondiale.
Alors que le stade Azteca de Mexico s’apprête à entrer dans l’histoire en accueillant pour la troisième fois une Coupe du monde, une polémique émerge concernant la répartition des matchs entre les trois pays hôtes : le Canada, le Mexique et les États-Unis. L’ancien président de la FIFA, Joseph Blatter, a dénoncé ce qu’il considère comme une injustice flagrante, pointant du doigt une influence politique croissante dans les décisions de l’instance dirigeante du football mondial.
Dans un entretien accordé à Radio-Canada, Blatter a critiqué le modèle actuel de la compétition, qui prévoit 104 matchs dont 78 seront disputés sur le sol américain, incluant l’intégralité de la phase finale à partir des quarts de finale. Selon lui, cette disproportion romp avec l’esprit d’équité qui devrait guider une candidature commune.
« Ce n’est pas bon »,
Joseph Blatter, ancien président de la FIFA
Cette déclaration résonne particulièrement au Mexique, qui, malgré son enthousiasme pour le football, verra la compétition quitter son territoire dès la fin de la phase de groupes. Blatter estime que la racine de ce déséquilibre n’est pas sportive, mais politique, soulignant les relations étroites entre le président américain Donald Trump et le président actuel de la FIFA, Gianni Infantino. Il accuse cette alliance d’avoir « transformé le football en politique », privilégiant des agendas externes au détriment des intérêts des supporters et des pays hôtes.
La récente participation d’Infantino à des événements politiques, arborant des casquettes à insignes présidentiels et officialisant des alliances au sein du Conseil de la paix, a également suscité des interrogations. Blatter a même affirmé :
« Nous n’avons jamais rien vu de pareil. Il n’appartient pas à la FIFA de décerner des prix de la paix ou de faire du prosélytisme. Le football est un événement social et culturel, pas un outil de l’État. »
Joseph Blatter, ancien président de la FIFA
Cette politisation a des conséquences concrètes. Les États-Unis ont imposé des restrictions à l’immigration qui pourraient affecter les citoyens de pays tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Iran et Haïti. Blatter a ajouté :
« Une Coupe du monde ne devrait pas être organisée dans un pays qui n’accorde pas de visas à tous les spectateurs. »
Joseph Blatter, ancien président de la FIFA
Parallèlement, la situation sécuritaire au Mexique suscite des inquiétudes. Des incidents récents dans l’État de Jalisco, notamment la mort de Nemesio Oseguera, chef criminel local, ont entraîné la suspension de matchs de la Liga MX et de la Liga MX Féménil, mettant en lumière les défis que rencontre le pays pour garantir la sécurité lors d’un événement mondial.
Alors que le Mexique s’apprête à accueillir le match d’ouverture de la Coupe du monde le 11 juin face à l’Afrique du Sud, la question de sa capacité à assurer un environnement sûr et équitable reste ouverte. Les critiques de Blatter, bien que controversées, soulèvent une question fondamentale : le Mexique est-il un véritable partenaire dans cette organisation conjointe ?