Publié le 2025-10-30 14:36:00. La justice du travail se retrouve dans une situation financière délicate, forcée de suspendre ses activités pendant au moins trois mois. Cette décision provoque une vive inquiétude et des critiques de la part des syndicats.
- Le tribunal du travail doit annuler des procédures pour des raisons budgétaires.
- Le gouvernement étudie un renforcement des crédits pour l’autorité afin de débloquer la situation.
- Un déficit estimé à 350 000 couronnes suédoises (SEK) est évoqué.
Le ministre du marché du travail, Johan Britz, a indiqué dans une missive adressée à l’Alting que le gouvernement étudiait la possibilité d’augmenter le crédit de subvention alloué à l’autorité. L’objectif est de permettre la reprise des activités prévues, interrompues par ces contraintes financières.
« Le tribunal du travail ne devrait évidemment pas être obligé d’annuler des affaires »
Johan Britz, Ministre du marché du travail
Selon les informations rapportées par le journal Publikt, la présidente du tribunal, Lars Dirke, avait précédemment alerté sur un sous-financement structurel. Non seulement le tribunal a reçu 2,5 millions SEK de moins que la demande de financement supplémentaire lors du budget rectificatif d’automne, mais l’année prochaine s’annonce également tendue sur le plan budgétaire. Cette situation s’explique en partie par le coût plus élevé que prévu de la connexion au système informatique de Försäkringskassan (la caisse d’assurance maladie suédoise).
Suite à l’annonce du ministre, Lars Dirke a réitéré à Publikt que le problème actuel réside dans une insuffisance des crédits disponibles et non dans une mauvaise gestion de ces derniers. Le concept de « crédit de subvention » a également été précisé : il s’agit d’une facilité temporaire permettant d’emprunter sur des subventions futures pour lisser les dépenses entre les exercices budgétaires. Ce crédit devra être remboursé par une réduction des dépenses les années suivantes.