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Le mystère de la flotte russe au large de la Sardaigne : les États-Unis à la recherche de traces radioactives

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Une activité militaire inhabituelle se concentre au large des côtes sardes : une flotte russe est sous surveillance étroite tandis qu’un avion espion américain, capable de détecter des particules radioactives, survole l’île. Cette convergence suscite des interrogations sur des enjeux stratégiques potentiellement plus vastes que de simples manœuvres.

La marine italienne suit de près les mouvements du cargo « Sparta IV » et de son escorte, composée d’un destroyer et d’un pétrolier, dans les eaux internationales situées entre Siniscola et Capo Comino. Selon les informations disponibles, la flotte effectue une sorte de « navette » entre le nord et le sud, un schéma de navigation identique à celui observé ces derniers jours. Deux frégates, la Spartacus Schergat et la Virginie Fasan, ainsi que des hélicoptères et des avions, ont été déployés pour assurer une surveillance constante, a annoncé la marine italienne.

Parallèlement, un avion de l’US Air Force, le WC-135R Phénix Constant, a été détecté dans le ciel sarde. Cet appareil, surnommé un « renifleur volant », est spécialement conçu pour l’échantillonnage atmosphérique et la détection de particules radioactives. Sa présence, un événement rare selon le site itamilradar.com, suggère « des exigences de surveillance plus strictes, qui vont au-delà de la dissuasion quotidienne ». L’appareil permet à l’armée américaine de collecter des données relatives aux essais nucléaires, aux rejets radiologiques ou à d’autres incidents impliquant des matières nucléaires.

Cette double activité – la présence russe en mer et la surveillance aérienne américaine – a interpellé les autorités. Des questions parlementaires ont été déposées par les députés sardes Ghirra et Giagoni, et Raffaele Fitto, vice-président de la Commission européenne, a souligné que
« la présence du navire russe au large de l’île confirme la nécessité d’une attention nationale et européenne en matière de défense et de sécurité ».

Le cas de la flotte russe rappelle celui du cargo « Grande Ourse », qui sombrait le 23 décembre 2024 au large de Carthagène, en Espagne, après une explosion mystérieuse dans la salle des machines. Ce navire, qui avait auparavant été nommé « Sparta III », appartenait à la société Oboronlogistika, spécialisée dans le transport de marchandises pour le compte du ministère russe de la Défense. Selon certaines sources, notamment ukrainiennes (Crimean Wind) et russes (Mediazona), le « Grande Ourse » transportait alors « deux écoutilles de 45 tonnes pour réacteurs nucléaires ».

Le « Grande Ourse » faisait partie du « Syrie Express », une flotte de navires destinés au port syrien de Tartous pour le retrait de matériel militaire utilisé au Moyen-Orient et potentiellement destiné au front ukrainien. Il est possible que le « Sparta IV » ait une mission similaire.

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