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Le navire « Conscience » dans la coalition « Freedom Fleet » poursuit son chemin vers Gaza

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Publié le 2025-10-03 10:52:00. Le navire « Al-Dameer », membre de la « Freedom Fleet Coalition », poursuit sa route vers la bande de Gaza, naviguant actuellement au large de la Crète pour tenter de briser le blocus israélien. Cette initiative s’inscrit dans un contexte tendu, marqué par des attaques passées et des interceptions par la marine israélienne.

  • Le navire « Al-Dameer » fait route vers Gaza, contournant l’île de Crète.
  • Un navire similaire, l’« Al-Quds », a été attaqué par des drones israéliens en mai dernier.
  • La « Freedom Fleet Alliance » dénonce des interceptions et des escalades jugées comme des « crimes de guerre ».

Alors qu’il progresse vers la bande de Gaza, le navire « Al-Dameer » de la « Freedom Fleet Coalition » évolue actuellement au large des côtes de l’île grecque de Crète. Cette mission vise à lever le siège imposé par Israël sur le territoire palestinien.

Ikram Coplai Qara Deniz, porte-parole des médias de l’association « Mavi Marmara » et l’un des organisateurs de la flotte, a rappelé dans une déclaration à l’agence Anatolie qu’un navire similaire avait été la cible d’une attaque en mai dernier. L’incident, survenu alors que le navire se préparait à appareiller vers Gaza, aurait impliqué un avion militaire s’approchant de Malte.

Selon Qara Deniz, le « Al-Dameer », accompagné de dix autres navires, maintient son cap au large de la Crète. Mercredi dernier, la « Freedom Fleet Alliance » avait annoncé le départ de son navire « Al-Quds » (nommé « Conscience » dans certaines sources) de la ville italienne d’Otrante, en direction de Gaza.

Ce navire, long de 68 mètres, avait subi des réparations et un entretien approfondis après avoir été attaqué par des drones israéliens le 2 mai. L’assaut avait provoqué un trou dans sa coque et un incendie à l’avant. La « Freedom Flotilla Alliance », à l’origine de cette aide humanitaire, regroupe des initiatives internationales, des médecins, des militants et des journalistes.

Le journal « Times of Malta » avait rapporté à l’époque qu’un avion de transport militaire israélien de type C-130 avait survolé la zone à proximité de Malte pendant trois heures avant l’attaque du navire de la Freedom Fleet, qui transportait une aide humanitaire pour Gaza. L’avion aurait décollé d’une base en Israël et erré dans l’espace aérien méditerranéen.

Le déplacement de ces navires survient peu après que la marine israélienne a, selon la société de radiodiffusion officielle israélienne, pris le contrôle de 45 navires de la « flotte de résilience mondiale » transportant environ 400 participants. L’opération aurait duré quatre heures. Mercredi, la « flotte ferme », qui milite pour la fin du siège de Gaza, avait annoncé sur la plateforme X (anciennement Twitter) avoir été attaquée par une dizaine de navires israéliens.

La flotte a lancé un appel à l’aide après que l’armée israélienne a intercepté ses navires en eaux internationales, qualifiant cette escalade de « crime de guerre ». L’attaque israélienne a suscité des manifestations populaires et des condamnations officielles dans plusieurs pays, appelant à la libération des militants détenus et à la responsabilité de Tel Aviv pour violations du droit international.

Des organisations internationales telles qu’« Amnesty International » ont appelé à la protection de la « flotte inébranlable », tandis que les Nations Unies ont qualifié l’attaque d’« inacceptable ».

Israël, qualifié de « puissance occupante en Palestine », a déjà eu recours à des actes de piraterie contre des navires en route vers Gaza, saisissant des embarcations et expulsant les militants à bord. Cette tentative collective, impliquant des dizaines de navires, est la première de cette ampleur depuis 18 ans pour tenter de briser le blocus imposé à Gaza, territoire peuplé d’environ 2,4 millions de Palestiniens.

Depuis le 7 octobre 2023, Israël a causé la mort de 66 225 personnes et blessé 168 938 autres, majoritairement des femmes et des enfants, avec le soutien des États-Unis. Une famine a également causé la mort de 455 Palestiniens, dont 151 enfants, selon les chiffres cités.

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