Publié le 2024-08-23 10:00:00. Un médecin esthétique cofondateur d’une clinique de beauté s’est vu accorder plus de 90 000 € en salaires et indemnités suite à son éviction du poste de directeur de l’entreprise qu’il avait contribué à créer il y a deux ans.
- La Commission des relations de travail (WRC) a accordé au Dr Paul Coughlan une somme totale de 91 608 € pour des salaires impayés et une indemnisation pour discrimination.
- L’entreprise, CPD Ventures Ltd (opérant sous le nom de Medical Aesthetics of Yung), était en liquidation au moment de la décision.
- Le Dr Coughlan a également reçu 5 000 € pour discrimination fondée sur un handicap, après avoir été retiré de son poste et menacé de poursuites.
Dans une décision rendue publique ce mercredi, le Dr Paul Coughlan, praticien en médecine esthétique, s’est vu attribuer cette somme par la Commission des relations de travail (WRC) suite à des plaintes statutaires déposées contre CPD Ventures Ltd, exerçant sous le nom de Medical Aesthetics of Yung. Les réclamations portaient sur le non-paiement de salaire en vertu de la loi de 1991 sur les salaires et sur la discrimination en vertu de la loi de 1998 sur l’égalité de l’emploi.
Selon les arguments présentés par Neil Brehony d’Ormonde Solicitors, représentant le Dr Coughlan, un accord fondateur en date de décembre 2023 prévoyait que le médecin quitterait un poste dans la fonction publique pour travailler à plein temps pour l’entreprise. Durant sa collaboration, des « divergences » seraient apparues concernant sa gestion, le contrôle d’un compte de réseaux sociaux et le versement de ses commissions.
M. Brehony a détaillé que son client revendiquait une commission équivalente à 30 % des revenus générés par les procédures qu’il avait lui-même réalisées. Ce montant s’élevait à 117 208 € sur un total de 390 696 € de revenus pour l’entreprise. Le Dr Coughlan n’ayant reçu que 30 600 € avant juin 2024, il restait un solde de 86 608 € « en suspens ».
Le tribunal a appris que le Dr Coughlan s’était absenté pour un congé maladie certifié en août de l’année dernière, invoquant « stress et dépression ». Il a également été retiré de son poste de directeur de l’entreprise et a fait l’objet d’une menace de poursuites judiciaires concernant l’un de ses propres comptes Instagram. Le Dr Coughlan a finalement démissionné, invoquant un « licenciement abusif » motivé par le non-paiement de commissions et d’autres griefs.
L’agent d’arbitrage, Gaye Cunningham, a relevé dans sa décision que l’entreprise était « en liquidation » lorsque l’affaire a été examinée en juillet. Une représentante du liquidateur, Chelsea Gough, était présente, mais « aucune preuve n’a été présentée », a précisé Mme Cunningham. Celle-ci a confirmé la réclamation du Dr Coughlan relative au paiement des salaires et a ordonné à l’entreprise de lui verser 86 608 € pour « perte de revenus ».
Concernant la plainte pour discrimination, Mme Cunningham a écrit : « Non seulement l’intimé n’a pas répondu au plaignant, mais il l’a en fait menacé de ses ‘fonctions fiduciaires’ et l’a retiré de son poste de directeur ». Elle a ajouté : « Il n’est pas contesté que le plaignant souffre de stress et de dépression. Cette condition est apparue en raison du manquement de l’intimé à le rémunérer par rapport aux paiements [versés] aux entrepreneurs ». Elle a conclu que le Dr Coughlan s’était vu refuser des aménagements raisonnables pour cette condition et qu’il avait été victime de discrimination pour motif d’invalidité, en violation de la loi de 1998 sur l’égalité de l’emploi. Elle lui a donc accordé une indemnisation supplémentaire de 5 000 € pour cette violation.