Publié le 27 octobre 2025, 11h52. Le nombre de demandeurs d’asile à Ter Apel est repassé sous la barre des 2 000, une baisse significative rendue possible par l’ouverture d’un centre d’accueil temporaire à Biddinghuizen. Cette nouvelle capacité d’hébergement vise à alléger la pression sur le centre d’enregistrement saturé.
- Ce week-end, le centre de Ter Apel ne comptait plus que 1 721 demandeurs d’asile, soit le niveau le plus bas depuis janvier.
- L’ouverture d’un refuge temporaire à Biddinghuizen, capable d’accueillir 1 250 personnes, a permis de transférer une partie des résidents.
- Ce nouveau centre de fortune sera opérationnel jusqu’à fin mars, date à laquelle le site doit être libéré pour la saison des festivals.
Le nouveau centre d’urgence, aménagé sur une partie du site du parc d’attractions Walibi à Biddinghuizen, a accueilli ses premiers occupants dès vendredi. Il s’agit de portacabines et de constructions modulaires destinées à offrir un hébergement provisoire. L’objectif est de permettre une rotation plus efficace et de désengorger Ter Apel, où les conditions étaient devenues critiques.
Ce n’est pas la première fois que le site de Biddinghuizen est réquisitionné pour servir de refuge d’urgence. Le transfert des demandeurs d’asile s’est intensifié cette semaine, avec un objectif de 200 personnes accueillies par jour. Cependant, cette solution est par nature temporaire : dès le début du mois d’avril, le site devra être vidé pour laisser place aux grands événements et festivals qui animent habituellement la région, tels que Lowlands et Defqon.1.
La situation à Ter Apel avait atteint un point critique, justifiant des mesures d’urgence. Plus tôt ce mois-ci, soixante-dix demandeurs d’asile avaient déjà été relocalisés dans une église de Leyde, une autre solution temporaire face à la surpopulation. Ces transferts interviennent dans un contexte où le centre d’enregistrement est censé pouvoir accueillir au maximum 2 000 personnes. L’Inspection de la Justice et de la Sécurité avait d’ailleurs alerté à plusieurs reprises cette année sur la nécessité de trouver des solutions pérennes face à la surcharge du centre, qui engendre des situations dangereuses tant pour les personnes accueillies que pour le personnel.
La situation avait également conduit à des sanctions financières. Il y a un an, un juge avait statué que le COA (l’organisation néerlandaise d’accueil des demandeurs d’asile) devait s’acquitter d’une amende de 50 000 euros par jour où le nombre de résidents dépassait 2 000. Le montant total de ces amendes s’élèverait désormais à plus d’un million d’euros.