Publié le 2023-10-27 10:00:00. Un objet interstellaire d’origine inconnue, 3I/ATLAS, déconcerte les astronomes par son comportement inédit, notamment une « anti-queue » pointant vers le Soleil. Ces observations, corroborées par le télescope spatial Hubble, remettent en question notre compréhension des comètes et ouvrent la porte à des hypothèses audacieuses.
Le passage de l’objet 3I/ATLAS, venu des confins de l’espace, a révélé une caractéristique jusqu’alors jamais observée chez une comète. En août, des télescopes situés aux îles Canaries ont capté un fin filament de gaz et de poussière, long d’environ 6 kilomètres, émanant du noyau de l’objet en direction du Soleil. Ce phénomène contredit le comportement attendu des comètes, dont la queue est traditionnellement orientée à l’opposé de notre étoile.
Le professeur Avi Loeb, de l’Université Harvard, a attiré l’attention sur cette anomalie, qualifiant cette structure d’« anti-queue ». Dans ses déclarations, il pose deux questions fondamentales : « Quelle est la nature de cette anti-queue et pourquoi les experts en comètes ignorent-ils cette anomalie ? »
Hubble confirme une observation similaire
Quelques semaines avant ces premières détections, le télescope spatial Hubble avait déjà capturé une image intrigante. Fin juillet, des clichés révélaient une lueur s’étendant depuis l’objet vers le Soleil, une structure d’une longueur environ dix fois supérieure à sa largeur. Avi Loeb a décrit cette configuration comme une « géométrie de jet dirigée vers le Soleil », ajoutant qu’une telle observation était aussi surprenante que de « voir une queue sortir du front de votre chat d’intérieur ».
Ces observations, tant terrestres qu’espaciales, suggèrent selon Loeb que la matière se déplace vers le Soleil, un comportement qui contredit les lois physiques connues régissant la formation des queues de comètes. Le professeur avance deux hypothèses pour expliquer ce comportement atypique de 3I/ATLAS : soit l’objet projette des particules lourdes, moins sensibles à la pression de radiation solaire, soit un nouveau mécanisme de libération de gaz est à l’œuvre.
Une origine potentiellement artificielle ?
Avi Loeb n’exclut pas l’idée que 3I/ATLAS puisse avoir une origine partiellement artificielle. Il suggère que l’objet pourrait être « un objet technologique déguisé en comète », une sorte de « cheval de Troie » cosmique.
29 octobre : une date à surveiller
Le monde scientifique attend avec impatience le 29 octobre, date à laquelle 3I/ATLAS atteindra son point de rapprochement maximal avec le Soleil. Avi Loeb précise que si l’objet s’avère être une comète, ce passage à proximité pourrait entraîner sa désintégration.
La NASA, de son côté, maintient que 3I/ATLAS est une comète d’origine purement naturelle. L’agence spatiale a indiqué que l’objet présentait une forme cylindrique et émettait une lueur verte, observée lors de son passage près de Mars le 3 octobre.