Publié le 13 février 2026 à 07h35. Le président de l’Université des Philippines (UP), Angelo Jimenez, a plaidé devant le Sénat pour une approche équilibrée dans la réglementation des réseaux sociaux afin de protéger les enfants et les mineurs, tout en préservant les libertés fondamentales et en favorisant l’éducation numérique.
- Angelo Jimenez, président de l’UP, a témoigné devant le Comité sénatorial de l’information publique et des médias de masse concernant plusieurs projets de loi visant à encadrer l’accès des jeunes aux plateformes numériques.
- Il a soulevé des questions cruciales concernant la proportionnalité des restrictions d’âge, la protection des données personnelles et la nécessité d’une éducation aux médias et à la santé mentale.
- L’UP s’est déclarée prête à apporter son expertise interdisciplinaire pour aider le Sénat à élaborer une législation éclairée et constitutionnellement solide.
Le président Jimenez a été auditionné le 11 février dans le cadre de l’examen des projets de loi du Sénat n° 40, 185, 595, 601 et 1735. Il était accompagné de la professeure agrégée Maria Diosa Labiste, doyenne du Collège des médias et de la communication de l’UP Diliman, et de Maître Daniel Lising, du Centre juridique de l’UP.
Devant les sénateurs, Jimenez a exprimé des réserves quant à l’impact potentiel de certaines mesures sur les droits et libertés des jeunes utilisateurs. Il a notamment mis en garde contre des restrictions d’âge trop strictes, qui pourraient entraver leur accès à l’information et à l’éducation. Il a également souligné l’importance de garantir la sécurité des données personnelles collectées par les plateformes de médias sociaux, conformément à la législation en vigueur.
« Nous pensons qu’une législation fondée sur des données probantes et constitutionnellement solide est à la fois possible et nécessaire », a déclaré Jimenez, soulignant la volonté de l’UP de contribuer à l’élaboration d’un cadre réglementaire équilibré et efficace.
L’UP a proposé de mettre à disposition son expertise dans divers domaines, notamment le droit, la gouvernance, la psychologie, l’éducation, la santé publique et la science des données, afin d’aider le comité à prendre des décisions éclairées. L’université a également insisté sur la nécessité de promouvoir une culture numérique responsable, axée sur la pensée critique, l’éducation aux médias, la sensibilisation à la santé mentale et l’engagement parental.
L’audition s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les risques auxquels sont exposés les enfants et les mineurs sur les réseaux sociaux, tels que le cyberharcèlement, la désinformation et l’exploitation sexuelle. Les projets de loi examinés par le Sénat visent à renforcer la protection des jeunes utilisateurs et à responsabiliser les plateformes numériques.