Publié le 2025-10-03 14:07:00. Le pape François a reçu des représentants de la Confédération médicale latino-ibéro-américaine et des Caraïbes au Vatican, soulignant l’importance primordiale du contact humain dans la relation thérapeutique, même à l’ère de l’intelligence artificielle.
Lors d’une audience accordée jeudi au Vatican aux membres de la Confédération médicale latino-ibéro-américaine et des Caraïbes (Confemlec), une organisation regroupant plus de deux millions de professionnels de santé, le pape François a plaidé pour la prédominance du dialogue et du contact physique dans la pratique médicale. Pour le Souverain Pontife, ces éléments humains demeurent fondamentaux, au-delà des avancées technologiques.
« Le dialogue, la communication et le contact physique doivent toujours être présents dans la relation thérapeutique, en plus des instruments et des outils utilisés pour traiter les maladies », a-t-il déclaré, s’appuyant sur une citation de Saint Augustin comparant le Christ au médecin et au remède, symbolisés par la Parole et la Parole faite chair. Cette insistance sur la dimension personnelle du soin trouve un écho particulier alors que l’Église célébrait le 2 octobre la fête des Saints Anges Gardiens. Pour le pape, cette journée a nourri sa réflexion sur la relation médecin-patient, la comparant à la sollicitude protectrice des anges, un lien bâti sur le contact personnel et la sollicitude.
Le pape a également rappelé les enseignements de l’Évangile, où Jésus, en guérissant le lépreux, a établi une relation personnelle à travers un geste de contact. Ce modèle d’humanité et de dévouement a conduit le Saint-Père à évoquer la figure du bienheureux José Gregorio Hernández Cisneros, surnommé le « pauvre médecin », dont la canonisation est prévue le 19 octobre. Cet illustre médecin vénézuélien du début du XXe siècle est cité en exemple pour son engagement au service de ses patients.
Face à l’essor de l’intelligence artificielle en médecine, le pape François a tenu à préciser sa place. Bien qu’il reconnaisse son potentiel d’assistance pour améliorer les soins cliniques, il a fermement affirmé qu’elle ne saurait remplacer le médecin. S’inspirant des propos du pape Benoît XVI, il a souligné que les professionnels de santé sont « les réserves de l’amour, qui donnent sérénité et espérance aux malades ». « Un algorithme ne pourra jamais remplacer un geste de proximité ou une parole de réconfort », a-t-il martelé.
Le Saint-Père a conclu en encourageant les représentants de la Confemlec à aborder les défis futurs avec espoir, rappelant l’importance de la relation humaine et de l’espérance qu’ils offrent à leurs patients. Il a formulé une prière pour que la bénédiction du Seigneur les accompagne, eux et leurs confrères.