Les données de suivi en ligne, intégrées à des sites web via des scripts Facebook, sont au cœur d’une nouvelle plainte déposée auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). L’association de défense des droits numériques La Quadrature du Net accuse Meta de collecter illégalement des informations sur les habitudes de navigation des internautes français.
La plainte, déposée ce mardi 23 avril, cible les « pixels Facebook » – des petits bouts de code insérés sur des millions de sites web pour suivre le comportement des utilisateurs. Selon La Quadrature du Net, ces pixels permettent à Meta de collecter des données personnelles sans consentement valide, en violation du Règlement général sur la protection des données (RGPD).
L’association soutient que les mécanismes de consentement proposés par Facebook ne sont pas conformes aux exigences européennes. Elle affirme que les utilisateurs sont souvent amenés à accepter le suivi de manière implicite, sans être pleinement informés des conséquences de leur choix. La plainte souligne également que Meta utilise ces données pour cibler les publicités, ce qui constitue une utilisation abusive des informations personnelles.
Cette action juridique intervient après une série de décisions de justice européennes remettant en question les pratiques de Meta en matière de protection des données. En janvier 2023, la CNIL avait déjà infligé une amende de 400 millions d’euros à Meta pour ne pas avoir suffisamment protégé les données personnelles de ses utilisateurs.
La Quadrature du Net demande à la CNIL d’enquêter sur les pratiques de Meta et de prendre des mesures pour garantir le respect de la vie privée des internautes français. L’association espère que cette plainte contribuera à renforcer la protection des données personnelles en ligne et à responsabiliser les entreprises technologiques.