Publié le 25 février 2026 à 10h30. La tension géopolitique au Moyen-Orient pousse les prix du pétrole à leur plus haut niveau depuis sept mois, alimentant les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement mondial.
Les prix du pétrole brut Brent ont franchi la barre des 70 dollars le baril, s’approchant de leur plus haut niveau depuis le 31 juillet 2025. Les contrats à terme sur le Brent se négociaient jeudi à 71,5 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain oscillait entre 66,6 et 66,8 dollars. Cette hausse est principalement attribuée aux tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran.
Les analystes estiment que le marché anticipe une possible escalade militaire dans la région. Priyanka Sachdev, analyste chez Phillip Nova, explique :
« Le risque d’une éventuelle escalade militaire au Moyen-Orient augmente et les commerçants tentent de se prémunir contre les pires scénarios. »
Elle souligne que les prix sont davantage influencés par les anticipations que par des interruptions d’approvisionnement concrètes.
James Hosie, analyste chez Shore Capital, ajoute que les marchés pétroliers réagissent de manière logique en évaluant les perturbations potentielles de l’approvisionnement en cas de conflit.
Un troisième cycle de négociations entre les États-Unis et l’Iran est prévu jeudi à Genève. Selon The Guardian, cette initiative témoigne de la volonté américaine de parvenir à un accord, malgré la fermeté de l’ayatollah Khamenei qui a affirmé que l’Iran ne renoncerait ni à son programme d’enrichissement de l’uranium, ni à ses missiles balistiques.
Les responsables iraniens considèrent, selon le New York Times, que céder aux exigences américées concernant l’enrichissement de l’uranium et les missiles balistiques représente un risque plus grand pour leur survie que d’entrer en guerre. Sasan Karimi, de l’Université de Téhéran, a déclaré :
« Éviter la guerre est indéniablement une grande priorité, mais pas à n’importe quel prix. »
Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région. Le porte-avions américain USS Abraham Lincoln se trouve depuis plusieurs semaines en mer d’Oman, et l’USS Gerald Ford est arrivé en Crète depuis la mer des Caraïbes. Les détails d’une éventuelle frappe américaine restent inconnus, mais des spéculations évoquent des ciblages de bases de missiles balistiques, des assassinats de dirigeants iraniens ou la destruction de casernes paramilitaires. L’administration américaine n’a pas communiqué d’informations précises et ne semble pas chercher à mobiliser l’opinion publique comme l’avait fait George W. Bush avant l’invasion de l’Irak.
Les représentants des deux pays doivent se rencontrer cette semaine à Genève.
Source : Trading Economics
Source : FX Trust Score
