Publié le 19 octobre 2025. Un plan en 20 points, présenté par Donald Trump comme une proposition de paix, est en réalité un ultimatum destiné à forcer le Hamas à se désintégrer sans effusion de sang. Bien que le Hamas ait exprimé une réponse conditionnelle, le désarmement reste la pierre angulaire évitée dans les négociations.
- Le plan de paix de Donald Trump est interprété comme un ultimatum : acceptation ou destruction.
- Le Hamas a répondu par un « oui, mais », contournant la question cruciale du désarmement.
- Les troupes américaines devraient jouer un rôle de maintien de la paix, à l’image des Casques bleus de l’ONU.
L’ancien président américain Donald Trump est crédité d’une initiative diplomatique qui, selon les observateurs, a exercé une pression déterminante sur Israël et le Hamas. Les dirigeants israéliens voyaient dans cette guerre une opportunité de résoudre le conflit israélo-palestinien dans son intégralité, et non pas seulement de récupérer les otages et de mettre fin aux attaques terroristes. Donald Trump aurait su naviguer cette complexité, n’hésitant pas à exercer des pressions supplémentaires sur l’État hébreu face à des actions jugées douteuses, telles que des frappes sur le Qatar ou des projets d’annexion de la Cisjordanie.
La situation reste cependant extrêmement fragile. Les désaccords fondamentaux entre les deux parties persistent, alimentés par des convictions profondes et une vision mutuellement antagoniste de leur légitimité. Dans ce contexte, le déploiement de troupes américaines, dont certaines sont déjà présentes en Israël pour superviser un cessez-le-feu, est envisagé. Leur rôle devrait être celui de forces de paix impartiales, à l’instar des contingents des Nations Unies, afin de ne pas s’enliser dans un conflit localisé.
L’engagement américain, initié par la proposition de paix, vise à donner un levier supplémentaire aux négociations. Cependant, il ne s’agit pas de s’engager dans une opération de « nation-building » d’envergure. Cet envoi de troupes représente un pari sur la capacité du plan de paix à se pérenniser.
L’avenir de cette initiative reste incertain et pourrait basculer dans deux directions. Si le cessez-le-feu venait à être rompu, Israël pourrait se sentir légitimé à déstabiliser davantage ses voisins, une option jugée par certains comme étant le scénario le plus probable. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, tant qu’il restera en poste, devrait maintenir sa ligne politique. À l’inverse, si l’accord parvenait à tenir, il pourrait évoluer vers une situation de tension contenue, rappelant les relations entre l’Allemagne et la Pologne aujourd’hui, caractérisées par des différends persistants mais l’absence de conflit armé majeur.
L’idéal serait une reconnaissance mutuelle du droit à l’existence de chaque partie, permettant à la région de se détourner des querelles ethniques pour se concentrer sur des enjeux de développement.
— Samuel Rudolph, St. Clair Shores, Michigan