Publié le 2024-05-24 15:00:00. Le gouvernement israélien attend la réponse du Hamas à la proposition de cessez-le-feu, tout en affirmant que l’opération militaire à Gaza se poursuit comme prévu. Les négociations, portées par des médiateurs, devraient encore prendre du temps.
- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné son feu vert à un plan pour Gaza, dont les détails n’ont pas été divulgués.
- Le Hamas a indiqué avoir besoin de plusieurs jours pour étudier cette proposition, tout en maintenant des consultations internes et externes.
- La proposition, présentée par le président américain, prévoit un cessez-le-feu immédiat, l’échange d’otages contre des prisonniers, le désarmement du Hamas et une gestion internationale de Gaza.
Le bureau de Benjamin Netanyahu a précisé auprès du journal « Times of Israel » qu’il « attend actuellement la réponse officielle du Hamas à la proposition », ajoutant qu’aucune évaluation de cette réponse n’était encore disponible. Dans le même temps, le cabinet du Premier ministre a tenu à confirmer que l’offensive militaire dans la bande de Gaza suivait son cours : « Israël n’a pas quitté Gaza et poursuit ses plans ». M. Netanyahu avait auparavant approuvé les grandes lignes du plan proposé.
Du côté du Hamas, un dirigeant a indiqué vendredi que le mouvement avait « besoin d’un peu de temps » pour étudier le plan américain concernant Gaza. S’adressant à l’agence de presse France-Presse, il a précisé que les consultations étaient en cours et que le Hamas avait informé les médiateurs de ce besoin de temps. Cette annonce intervient alors que le président américain avait fixé un ultimatum de trois à quatre jours au Hamas mardi, menaçant de destruction en cas de refus.
Mohamed Nazzal, membre du bureau politique du Hamas, avait déclaré précédemment que le mouvement avait entamé des consultations et que le plan comportait « des remarques ». Il avait ajouté que la position du Hamas serait annoncée « prochainement », et que le mouvement était en contact avec des médiateurs ainsi qu’avec des parties arabes et islamiques, affirmant la volonté de parvenir à un accord.
Le plan, révélé lundi par Donald Trump, stipule un arrêt immédiat des hostilités dans la bande de Gaza dès l’acceptation de la proposition par les deux parties. Il prévoit ensuite la libération de tous les otages détenus à Gaza et de centaines de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Le projet comporte vingt points, parmi lesquels le désarmement du Hamas, le départ de ses combattants vers d’autres pays, et la gestion de Gaza par un comité palestinien composé de technocrates et d’experts internationaux, sous la supervision d’un conseil présidé par Donald Trump lui-même, avec notamment l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair comme membre.
Une source proche du Hamas a confié à France-Presse mercredi que le mouvement souhaitait modifier certains aspects du plan, notamment ceux relatifs au désarmement et à l’éloignement de cadres du Hamas et d’autres factions de Gaza. La même source a rapporté que le Hamas avait demandé aux médiateurs de fournir des garanties internationales concernant le retrait complet des forces israéliennes de la bande de Gaza, ainsi que pour assurer qu’Israël ne violerait pas le cessez-le-feu par des assassinats sur le territoire ou à l’extérieur.