Publié le 2025-10-25 19:26:00. À Noida, en Inde, une communauté s’organise pour prendre soin des milliers de chiens errants qui peuplent la région de la capitale indienne, alors qu’une décision de justice vise à les transférer dans des refuges.
- Une résidente, Sujata Bisht, surnommée la « grand-mère » de plus de 40 chiens, coordonne un réseau de bénévoles pour le soin et la vaccination des animaux.
- Les chiens errants, souvent appelés « Indiens » ou chiens indigènes, sont une présence constante dans les villes indiennes, posant des défis de gestion pour les autorités.
- La Cour suprême indienne a ordonné le transfert définitif de tous les chiens errants dans des refuges après stérilisation, une décision qui a suscité des critiques et des manifestations.
Sujata Bisht, 55 ans, incarne l’engagement de nombreux habitants envers les animaux des rues. Elle décrit les chiens comme ses propres enfants et mobilise une équipe de « mères » et de « pères » dévoués à s’occuper d’environ cinq chiens chacun dans leurs quartiers respectifs. L’objectif principal de ces soins est la vaccination contre la rage, une maladie redoutée.
Dans et autour de la capitale indienne, New Delhi, les chiens errants sont aussi communs que les habitants. Ces animaux, souvent issus de la race indigène indienne, sont reconnus pour leur adaptabilité et leur intelligence. Cependant, la question de leur surpopulation dans des mégalopoles en pleine expansion, comme Delhi et ses plus de 33 millions d’habitants, met à l’épreuve les politiques de gouvernance et soulève des enjeux humanitaires.
La problématique a pris une tournure judiciaire en août dernier. La Cour suprême indienne a rendu une ordonnance stipulant le transfert permanent de tous les chiens errants de la région de la capitale (incluant Noida) vers des refuges après leur stérilisation. Cette décision, motivée par des préoccupations relatives aux morsures canines et à la propagation de la rage, a immédiatement déclenché un tollé. Des manifestations ont éclaté, opposant certains citoyens à la police, tandis que des personnalités publiques ont exprimé leur soutien aux activistes.