Home Accueil Le PP soutient le maire de Móstoles et ignore (encore) l’édile qui dénonce le harcèlement | Le PAYS Express

Le PP soutient le maire de Móstoles et ignore (encore) l’édile qui dénonce le harcèlement | Le PAYS Express

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Publié le 6 février 2026. Le maire de Móstoles, Manuel Bautista, est au centre d’une controverse après des accusations de harcèlement sexuel portées par une ancienne conseillère municipale, une affaire que le Parti Populaire tente de minimiser en invoquant une motivation politique.

  • Une conseillère municipale a déposé une plainte pour harcèlement sexuel auprès du Comité National des Droits et Garanties du PP, mais aucune enquête n’a été ouverte.
  • Le maire Bautista rejette ces accusations, les qualifiant de vengeance après qu’elle n’ait pas été nommée adjointe au maire.
  • La présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, dénonce une « affaire fabriquée de toutes pièces » contre le PP.

L’affaire éclate après la publication d’un article d’EL PAÍS révélant les détails de la plainte déposée par l’ancienne conseillère municipale de Móstoles. Selon les documents consultés, la plaignante aurait sollicité l’aide du maire à plusieurs reprises, sans obtenir de suite favorable à une enquête interne.

Manuel Bautista, pour sa part, nie en bloc les accusations. Il affirme que ces allégations sont motivées par une déception de la conseillère, qui espérait obtenir un poste d’adjointe au maire. Il a déclaré qu’il ne se défendrait pas contre des accusations qu’il juge infondées :

« Mon histoire ne correspond pas à la réalité et je ne sais pas contre quoi je dois me défendre. »

Face à la polémique, le Parti Populaire de Madrid a affiché son soutien à son maire. Isabel Díaz Ayuso a fermement dénoncé ce qu’elle considère comme une tentative de déstabilisation politique :

« Il s’agit d’une affaire fabriquée de toutes pièces contre le PP. »

Le parti a diffusé une série de courriels échangés entre la conseillère et les autorités régionales, dans le but de discréditer la plainte. Cependant, cette stratégie a eu l’effet inverse. Les courriels révèlent qu’Isabel Ayuso avait refusé de rencontrer la conseillère, invoquant un emploi du temps surchargé. Ils confirment également que la plaignante avait bien signalé se sentir harcelée. Dans l’un de ces échanges, l’édile exprime son regret d’avoir participé à trois réunions sans qu’aucun protocole de sécurité n’ait été mis en place, et cite une conversation avec Adolfo Serrano et Ana Millán évoquant un cas de « harcèlement scolaire ».

Pour plus d’informations sur l’archivage du dossier par le PP national sans citer la victime.

Photo : A. Pérez Meca (EP)

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