Publié le 13 octobre 2025. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a annoncé sa décision de ne pas assister au prochain Sommet des Amériques, invoquant les priorités nationales et critiquant l’exclusion de plusieurs pays latino-américains.
- Claudia Sheinbaum a fermement condamné l’invitation sélective au Sommet des Amériques, estimant que « nous ne sommes pas d’accord pour qu’un pays soit exclu », en référence à Cuba, au Venezuela et au Nicaragua.
- Elle a justifié son absence par la nécessité de se concentrer sur les « circonstances actuelles » du Mexique, notamment la gestion de l’urgence provoquée par de fortes pluies ayant causé 64 décès et 65 disparitions.
- La Bolivie et des organisations dominicaines ont également exprimé leur rejet de ces exclusions, dénonçant une politique contraire aux principes d’inclusion et de souveraineté régionale.
La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, ne participera pas au Sommet des Amériques, qui se tiendra les 4 et 5 décembre en République Dominicaine. Cette décision intervient dans un contexte de vives critiques quant à la liste des pays invités, qui exclut Cuba, le Venezuela et le Nicaragua. Mme Sheinbaum a qualifié cette exclusion d’inacceptable, affirmant que le Mexique n’approuvait pas une telle politique.
Lors d’une conférence de presse tenue ce lundi, la cheffe d’État mexicaine a précisé que la présence d’un représentant du ministère des Affaires étrangères mexicain au sommet était encore à l’étude. Elle a insisté sur le fait que les priorités nationales, et en particulier la gestion de la récente catastrophe naturelle, imposaient sa présence dans le pays. Les intempéries, caractérisées par des précipitations intenses entre le 6 et le 9 octobre, ont touché plusieurs États tels que Veracruz, Hidalgo, Puebla, Querétaro et San Luis Potosí, causant des dégâts considérables et, selon les dernières données, 64 décès et 65 personnes toujours portées disparues.
L’exclusion de Cuba, du Venezuela et du Nicaragua du Sommet des Amériques a suscité une levée de boucliers au-delà des frontières mexicaines. Le gouvernement de la Bolivie a publiquement rejeté cette décision, y voyant une contradiction avec les principes fondamentaux du droit international, tels que le respect, l’inclusion et la non-ingérence dans les affaires intérieures des États. La Paz estime que le Sommet devrait être une plateforme de dialogue ouverte et sans exclusion, favorisant l’intégration régionale et le respect de la diversité politique des nations.
De leur côté, des organisations sociales dominicaines ont dénoncé des pressions exercées par les États-Unis sur le gouvernement de Luis Abinader afin d’écarter les nations frappées par des mesures coercitives unilatérales. Ces groupes, incluant le Frente Amplio (FA) et le Parti communiste du travail (PCT) parmi d’autres, ont rappelé le rôle historique de l’Organisation des États américains (OEA) au service des intérêts américains, citant notamment l’invasion militaire de la République Dominicaine en 1965. Ils condamnent fermement ce qu’ils perçoivent comme une soumission aux intérêts américains, allant à l’encontre de la souveraineté et de la solidarité historique de la République Dominicaine avec le reste de l’Amérique latine et des Caraïbes. Ces plateformes politiques soulignent que l’exclusion de ces trois pays viole les principes constitutionnels, le droit international et les valeurs d’intégration hémisphérique.
Auteur : teleSUR-lvm-RRR
Source : La Jornada – Gouvernement du Mexique