Publié le 2025-10-13 21:45:00. La compagnie d’assurance Zurich Chili est entrée en grève ce lundi 10 octobre, suite à l’échec des négociations collectives avec le syndicat. Les employés réclament une meilleure reconnaissance et des conditions de travail améliorées.
- Le siège de Zurich Chili, situé Apoquindo 5’500, a été le théâtre de la mobilisation syndicale débutée le 10 octobre.
- Après des pourparlers directs et une médiation, aucun accord n’a été trouvé entre la direction et les représentants des travailleurs.
- 925 membres, soit 93% des effectifs syndiqués, participent à ce mouvement de grève, qui s’étend de Arica à Punta Arenas.
Les employés, habillés de noir et munis de parapluies bleus, ont convergé vers Santiago ce lundi, arrivant de diverses villes comme Talca, Rancagua, Viña del Mar et Curicó. Le président du syndicat, Juan Pablo González, a déploré le manque de volonté de Zurich de reconnaître ses travailleurs, dénonçant des salaires stagnants et des conditions de travail insuffisantes.
« Le début de cette grève répond au manque de volonté de Zurich de reconnaître ses travailleurs. L’entreprise projette une image de leadership, mais au Chili, elle maintient des salaires stagnants et des conditions de travail insuffisantes. »
Juan Pablo González, président du syndicat
Interrogée par le journal DF, la direction de Zurich a affirmé respecter ce droit légal et rester ouverte au dialogue constructif. La compagnie a précisé que le désaccord portait principalement sur les demandes des agents commerciaux en assurance vie, qui impliqueraient, selon Zurich, plus que de doubler les avantages actuels. Ces revendications, qui représenteraient une croissance sans précédent, ne seraient pas adaptées à la réalité de l’entreprise, du secteur et du pays.
Selon des sources proches des négociations, les demandes syndicales porteraient sur des avantages sociaux estimés à environ 8 millions de dollars. L’entreprise maintient que cette proposition serait disproportionnée et irréaliste.
Origine du conflit
Ce conflit trouve ses racines dès janvier de cette année, lorsque le syndicat a engagé une action en justice devant le 2e tribunal du travail de Santiago pour 120 de ses membres. Selon M. González, cette démarche visait à faire prendre en compte la prime de production dans le calcul de la rémunération actuelle. Le syndicat affirme que la direction aurait posé comme condition préalable au lancement des négociations collectives le retrait de cette action en justice, ce qui aurait fortement influencé la décision de déclencher la grève.