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Le président Gustavo Petro a signé un nouveau décret sur le salaire minimum et a maintenu ce chiffre à 2 millions de dollars.

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Publié le 20 février 2026 à 02h45. Le président colombien Gustavo Petro a promulgué un nouveau décret fixant le salaire minimum pour 2026, après une suspension provisoire ordonnée par le Conseil d’État. Cette décision intervient après un accord conclu avec les syndicats et le secteur privé, tout en maintenant l’augmentation salariale initiale.

  • Le salaire minimum mensuel légal pour 2026 est maintenu à 2 millions de pesos colombiens (environ 500 €).
  • Le gouvernement a affirmé avoir intégré les ajustements techniques demandés par le Conseil d’État.
  • Un consensus a été trouvé avec les syndicats et le monde des affaires sur une augmentation de 23%, assortie de promesses d’allègements fiscaux.

Après une période d’incertitude juridique, le président Gustavo Petro a signé le nouveau décret sur le salaire minimum depuis la Place Bolívar à Bogotá. Cette action fait suite à la suspension provisoire prononcée par le Conseil d’État, qui avait soulevé des questions sur la méthodologie employée pour déterminer l’augmentation salariale. Le président a insisté sur le fait que toutes les recommandations techniques du tribunal supérieur avaient été prises en compte.

« Le salaire minimum mensuel légal en vigueur pour l’année 2026 est le même que celui que nous avons décrété au mois de décembre de l’année 2025. On ne recule pas, on signe et c’est livré au Conseil d’État en exécutant les commandes, en respectant et en réalisant les études techniques. »

Gustavo Petro, Président de la Colombie

Le décret a été élaboré conjointement par les ministères du Travail et des Finances, après des négociations avec les représentants des travailleurs et des employeurs. L’accord conclu lundi dernier prévoit une augmentation de 23% du salaire minimum, une proposition que les deux parties se sont engagées à soutenir. En contrepartie, l’exécutif s’est engagé à étudier des mesures visant à réduire la charge fiscale pesant sur les entreprises.

Bien que certaines inquiétudes persistent, notamment au sein du secteur patronal, une partie significative des entreprises, menée par l’Andi (Association Nationale des Industries), a estimé qu’il était préférable de maintenir l’augmentation salariale afin d’éviter des perturbations économiques potentielles.

Le Conseil d’État devra maintenant déterminer si le gouvernement a corrigé les lacunes du décret précédent. La principale question porte sur l’importance accordée au concept de « salaire vital » par rapport aux indicateurs économiques traditionnels tels que le PIB, la production et l’inflation.

Dans le nouveau décret, le gouvernement détaille les calculs qui ont conduit à l’augmentation de 23%. Selon les paramètres établis par la loi 278 de 1996, l’augmentation salariale se situerait autour de 13,6%, soit trois points de moins que les demandes des syndicats et trois points de plus que les recommandations du secteur privé. Cependant, en tenant compte du concept de « combler l’écart partiel de salaire vital », l’augmentation atteint 23%.

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En entrevue avec El Tiempo, le président du Conseil d’État, Alberto Montaña, a précisé que la Haute Cour ne se prononcerait pas sur le montant de l’augmentation ni sur ses conséquences, mais uniquement sur les éventuels vices de procédure dans l’action gouvernementale.

« Il convient de souligner que certaines contestations affirmaient que l’augmentation était disproportionnée. Face à cet argument, le Conseil d’État a clairement souligné qu’à ce stade initial, il n’y avait aucune preuve permettant de conclure que l’augmentation était disproportionnée et j’ai rejeté cette thèse. »

Alberto Montaña, Président du Conseil d’État

Les magistrats examineront si le montant fixé et le concept de « salaire vital » défendu par le président Petro sont suffisants pour justifier l’augmentation. Le président Petro a par ailleurs indiqué qu’il ne excluait pas de nouvelles contestations judiciaires et a appelé ses partisans à continuer de défendre le chiffre adopté, même après son départ du pouvoir.

La décision finale du Conseil d’État aura un impact significatif sur la jurisprudence et pourrait empêcher l’exécutif de prendre des décisions futures en matière d’augmentation salariale qui ne seraient pas conformes aux dispositions légales.

Petro a dévoilé le nouveau passeport

Après la signature du décret, le président Petro a présenté le nouveau modèle de passeport colombien, affirmant qu’il avait tenu sa promesse de modifier le processus de production des documents d’identité, qui était jusqu’à présent monopolisé par des entreprises privées. Le nouveau passeport sera fabriqué en collaboration entre le ministère des Affaires étrangères, l’imprimerie nationale et le gouvernement portugais, et disposera de tous les dispositifs de sécurité nécessaires aux voyages internationaux.

Le président a également réitéré ses critiques à l’égard de la société Thomas Greg & Fils, qui fabrique les passeports et les cartes d’identité depuis près de deux décennies et qui est également chargée de l’organisation des élections dans le pays.

« Si un particulier possède toute la base de données, c’est une erreur. Cette base de données doit être entre les mains de l’État, elle ne peut pas être vendue, elle ne peut pas devenir une entreprise. »

Gustavo Petro, Président de la Colombie

Le président a annoncé qu’il rencontrerait prochainement le greffier national, Hernán Penagos, pour discuter de cette question.

LAURA CATALINA PERALTA GIRALDO

Rédaction politique.

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