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Le président péruvien déclare l’état d’urgence dans la capitale pour tenter d’endiguer la montée de la violence

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Lima, Pérou – Face à une montée inquiétante de la criminalité, le nouveau président péruvien a décrété l’état d’urgence dans la capitale. Cette mesure vise à endiguer une vague de violence qui a déjà secoué le pays et contribué à la chute de son prédécesseur.

Ces dernières années, le Pérou a été le théâtre d’une augmentation significative des homicides, des extorsions violentes et des attaques contre des lieux publics. Entre janvier et septembre, les forces de l’ordre ont recensé 1 690 meurtres, un chiffre en hausse par rapport aux 1 502 enregistrés durant la même période l’année précédente. Cette spirale de violence avait conduit le Congrès péruvien à destituer l’ancienne présidente Dina Boluarte le 10 octobre, invoquant son incapacité à maîtriser la criminalité. José Jerí, alors président du corps législatif, lui a succédé.

Dans une allocution télévisée, José Jerí a annoncé que l’état d’urgence dans la capitale Lima serait effectif pour une durée de 30 jours. Des mesures supplémentaires sont envisagées, incluant le déploiement de militaires pour appuyer les forces de police et des restrictions sur certains droits fondamentaux, tels que la liberté de réunion et de mouvement. Un décret officiel a d’ailleurs été publié par son gouvernement, entérinant cette décision.

« Les guerres se gagnent par des actions, pas par des paroles », a martelé le président, annonçant une nouvelle stratégie de lutte contre la criminalité qu’il qualifie de passage « de la défense à l’offensive ».

Le pays a également été le théâtre de manifestations d’ampleur, menées notamment par des militants de la génération Z, dénonçant la violence et la corruption. Jeudi dernier, un rassemblement à Lima pour exiger la démission du nouveau président a dégénéré. Ces heurts ont entraîné le décès d’un civil et blessé une centaine de personnes, parmi lesquelles des policiers et des journalistes. José Jerí a fermement déclaré le même jour qu’il ne démissionnerait pas.

Il est à noter que l’ancienne présidente Dina Boluarte avait déjà décrété un état d’urgence de 30 jours en mars, une mesure qui n’avait que peu impacté le niveau de criminalité.

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