Home Économie Le promoteur immobilier de Cork, Michael O’Flynn, retourne devant la Haute Cour pour le PIA du voisin

Le promoteur immobilier de Cork, Michael O’Flynn, retourne devant la Haute Cour pour le PIA du voisin

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Publié le 10 février 2024 19:11:00. Le promoteur immobilier Michael O’Flynn conteste à nouveau devant la Haute Cour la procédure d’insolvabilité personnelle (PIP) de son ancien associé et voisin, John O’Driscoll, réclamant près de 950 000 € qu’il estime lui être dus.

  • Michael O’Flynn affirme que John O’Driscoll n’était pas insolvable au moment de sa demande de PIP.
  • L’affaire remonte à une garantie personnelle de 2,2 millions d’euros accordée par M. O’Flynn concernant les activités d’un pub.
  • La Cour suprême a déjà statué que l’objection de M. O’Flynn devait être examinée par la Haute Cour, malgré son incapacité initiale à prouver sa créance.

La dispute judiciaire entre les deux hommes, qui résident dans le comté de Cork, a repris de plus belle devant la Haute Cour. Michael O’Flynn cherche à annuler la décision de circuit qui a validé le plan d’insolvabilité personnelle de John O’Driscoll. Il soutient que son ancien partenaire commercial n’était pas en situation d’insolvabilité lorsqu’il a sollicité et obtenu ce dispositif auprès des tribunaux.

Au cœur de ce litige se trouve une dette d’environ 950 000 € que M. O’Flynn estime lui être due. Cette somme découlerait d’une garantie personnelle de 2,2 millions d’euros (environ 1,9 million de livres sterling) qu’il avait consentie pour couvrir les responsabilités de l’exploitant du pub Ezeon Entertainment Ltd, une société fondée par M. O’Driscoll. L’ancien joueur de rugby international irlandais, Ronan O’Gara, était également co-garant de cet accord de prêt et a fourni une déclaration sous serment dans le cadre de la procédure.

Lors de l’examen de la demande de PIP, la dette de M. O’Flynn avait été classée comme une éventualité et valorisée à un montant symbolique de 1 €, faute de preuve de sa validité. M. O’Flynn a exprimé son mécontentement face à cette situation dans une déclaration sous serment, affirmant être « profondément bouleversé » par les agissements de M. O’Driscoll.

« Je suis un ami fidèle et solidaire de la famille depuis des années. Je n’ai aucune vendetta et je ne souhaite pas avoir de différend personnel avec M. O’Driscoll. À mon avis, il y a eu un manque de divulgation par le débiteur au PIP et donc un manque de vérification et d’enquête sur les chiffres. Avec les problèmes qui sont survenus maintenant, il y a un problème de confiance dans le système d’insolvabilité personnelle. »

Michael O’Flynn, promoteur immobilier

Les avocats de M. O’Flynn, Martin Hayden SC et Keith Farry BL, ont plaidé devant la Haute Cour que M. O’Driscoll n’était pas insolvable au moment de sa demande de PIP, qualifiant la procédure de « dispositif pré-emballé ». Ils estiment que M. O’Driscoll ne remplissait pas les critères d’éligibilité et qu’il disposait de ressources suffisantes pour honorer ses dettes.

M. O’Flynn a également précisé qu’il n’avait reçu aucun versement dans le cadre de la procédure de PIP et qu’il n’avait accepté ni encaissé aucun chèque postal. Il estime que l’annulation du PIP de M. O’Driscoll permettrait d’examiner en détail les chiffres et de faire la lumière sur d’éventuelles omissions importantes, notamment concernant la dette d’Ezeon, qu’il considère comme une dette exclue du processus d’insolvabilité.

L’avocat représentant le praticien de l’insolvabilité personnelle dans cette affaire, Keith Rooney BL, a souligné que M. O’Flynn aurait pu éviter ces années de litige, y compris un recours devant la Cour suprême, s’il avait présenté ses preuves de créance dès le début de la procédure. Il a ajouté que la position de M. O’Flynn dépendait entièrement de lui.

Il y a deux ans, la Cour suprême, composée de cinq juges, avait confirmé que l’objection de M. O’Flynn au PIP devait être examinée par la Haute Cour. Auparavant, la Haute Cour avait rejeté sa tentative de s’opposer à la procédure, estimant qu’il n’avait pas réussi à « prouver sa dette » à un stade antérieur. Cependant, la Cour suprême a finalement statué en novembre 2023 que M. O’Flynn avait le droit de contester le plan d’endettement, même sans avoir prouvé sa créance, renvoyant ainsi l’affaire devant la Haute Cour.

La juge Nessa Cahill a réservé son jugement, laissant l’issue de cette affaire incertaine.

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