Publié le 2025-10-09 11:49:00. La police nord-irlandaise a ouvert une enquête suite à une manifestation qui s’est déroulée hier soir au domicile de la ministre de la Justice de Stormont, Naomi Long. L’incident, qualifié de « harcèlement et d’intimidation », a suscité une vague de condamnations de la part de responsables politiques.
- Une enquête a été lancée par le PSNI après qu’une « foule » se soit présentée au domicile de Naomi Long à l’est de Belfast.
- La ministre a dénoncé un « harcèlement et une intimidation » inacceptables, certains manifestants étant masqués.
- Plusieurs dirigeants politiques ont exprimé leur soutien à Naomi Long, qualifiant l’événement de « dégoûtant » et « honteux ».
Les faits se sont déroulés hier soir, lorsque des individus se sont rassemblés devant la résidence de la ministre de la Justice. La Police des services de la normalisation irlandaise (PSNI) a confirmé avoir dépêché des agents sur les lieux et avoir ouvert une enquête. « Une opération de collecte de preuves est en cours. Nous allons examiner les images et déterminer si des infractions potentielles ont été commises », a précisé un porte-parole du PSNI.
Naomi Long, très active politiquement depuis 25 ans et habituée au dialogue, a exprimé sa consternation sur les réseaux sociaux. Elle a souligné que cette manifestation avait franchi une ligne rouge. « Ce n’est pas un engagement et ce n’est pas une protestation légitime que de se présenter chez moi, de perturber mes voisins, ma famille et de faire pression sur la police », a-t-elle déclaré, ajoutant : « C’est du harcèlement et de l’intimidation. C’est menaçant et totalement inacceptable. Il faut que ça s’arrête. »
La Première ministre Michelle O’Neill a qualifié l’incident d' »absolument dégoûtant » et a offert son soutien à la ministre et à sa famille. Le leader unioniste d’Ulster, Mike Nesbitt, s’est dit « choqué, horrifié et déprimé », rappelant qu’il existe des moyens acceptables d’exprimer son opposition, et que l’intimidation n’en fait pas partie. Claire Hanna, cheffe du SDLP et députée, a de son côté qualifié ces scènes de « honteuses », jugeant qu’une telle démarche était « sinistre et totalement fausse ».