Publié le 13 février 2024 10:33:00. Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, se défend vigoureusement contre les appels à sa démission après des déclarations controversées sur Israël et le soutien international dont il bénéficie.
- La rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese, dénonce une « attaque sans précédent » à son encontre et qualifie les accusations portées contre elle de diffamatoires.
- La France et l’Allemagne, par la voix de leurs ministres des Affaires étrangères, ont publiquement demandé sa démission.
- Les déclarations qui ont suscité la polémique concernent notamment l’identification d’un « ennemi commun » et la critique du soutien apporté à Israël.
Francesca Albanese, en poste depuis 2022, estime être victime d’une campagne de dénigrement. Elle a déclaré sur la chaîne de télévision italienne La7 :
« Tout ce qui a été dit sur moi est faux et donc diffamatoire. »
Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens
Les appels à sa démission émanent notamment de Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, et de Johann Wadephul, son homologue allemand. Ces demandes font suite à des propos tenus par la rapporteuse lors d’une interview sur la chaîne qatarie al-Jazeera. Elle y a évoqué l’existence d’un « ennemi commun » – une référence implicite à Israël – et a critiqué le soutien international apporté à l’État hébreu.
Selon ses déclarations, plutôt que de sanctionner Israël, la communauté internationale a choisi de l’“armer” et de lui offrir “des excuses politiques, un abri politique” ainsi qu’un soutien économique et financier. Elle a précisé sur Platform In La7 qu’elle n’était pas surprise par la réaction de la France et de l’Allemagne, soulignant leur proximité avec Israël.
« Nous voyons maintenant qu’en tant qu’humanité, nous avons un ennemi commun. »
Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens
La rapporteuse a également souligné que la France et l’Allemagne entretiennent des relations étroites avec Israël, ce qui, selon elle, explique leur réaction. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions internationales accrues concernant le conflit israélo-palestinien et le rôle de l’ONU dans la région.