Les autorités financières sud-coréennes se tiennent prêtes à agir de nouveau si la dette des ménages continue de croître de manière alarmante. Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement multiplie les mesures pour freiner l’envolée des prix de l’immobilier.
Lors d’un échange devant le parlement, Lee Eog-weon, président de la Commission des services financiers (FSC), a affirmé lundi que les dispositifs préventifs étaient en place pour garantir la stabilité financière du pays. « Nous sommes prêts à prendre des mesures supplémentaires, si nécessaire, afin de réduire le surendettement des ménages, tout en surveillant attentivement la situation du marché », a-t-il déclaré.
Ces propos surviennent dans un contexte où le rythme de croissance des prêts aux ménages accordés par les banques sud-coréennes a connu un net ralentissement en septembre, atteignant son plus bas niveau en six mois. Cette décélération s’explique par le renforcement des règles d’octroi de crédit, destiné à juguler la flambée des prix immobiliers et l’endettement des foyers.
Fin septembre, le volume total des prêts immobiliers accordés par les banques s’élevait à 1 170,2 billions de wons (environ 825,07 milliards de dollars). Sur le seul mois de septembre, la hausse n’a été que de 2 billions de wons, une augmentation considérablement inférieure au gain de 4,1 billions de wons enregistré le mois précédent, marquant ainsi la croissance la plus faible depuis mars.
Malgré ces efforts, les prix de l’immobilier à Séoul continuent leur ascension, poussant les autorités à étendre la zone de réglementation et à durcir encore les critères d’emprunt. Plus tôt dans le mois, le gouvernement avait déjà désigné 21 districts de la capitale comme « zones spéculatives » et imposé des règles de prêt plus strictes pour contenir la hausse rapide des prix dans la région. Cette démarche pourrait, à terme, entraîner des ajustements fiscaux.
Douze villes de la province de Gyeonggi, dont Gwacheon, Yongin, Uiwang et Hanam, ont également été ajoutées à la liste des zones soumises à une réglementation renforcée.
Les règles relatives aux prêts hypothécaires ont également été resserrées. Le gouvernement a fixé un plafond de 600 millions de wons pour les prêts hypothécaires sur des biens d’une valeur inférieure ou égale à 1,5 milliard de wons, de 400 millions de wons pour ceux dont la valeur se situe entre 1,5 et 2,5 milliards de wons, et de 200 millions de wons pour les biens dépassant 2,5 milliards de wons.
Par ailleurs, l’idée d’une augmentation des taxes foncières a été évoquée, dans le but de « réorienter les capitaux vers des secteurs productifs ».