Publié le 10 février 2026 16:49:00. La Norvège, forte d’une des meilleures sécurité routières au monde, pourrait voir ses progrès compromis par la suppression progressive du réseau 2G, qui assure encore la transmission automatique d’alertes d’urgence pour des centaines de milliers de véhicules.
- En 2025, la Norvège a enregistré 265 décès et blessures graves sur ses routes.
- Jusqu’à 700 000 véhicules pourraient perdre la capacité d’envoyer automatiquement des alertes en cas d’accident.
- Des études européennes indiquent que les systèmes automatiques de notification d’urgence réduisent les décès de 4 % et les blessures graves de 6 %.
La Norvège a toujours affiché une ambition claire en matière de sécurité routière : la « vision zéro », qui vise à éliminer tout décès ou blessure grave sur ses routes. Le pays figure régulièrement parmi les nations les plus sûres pour les automobilistes. Pourtant, une décision récente du gouvernement pourrait remettre en question ces acquis. L’autorisation de démanteler progressivement le réseau 2G, bien avant le déploiement de solutions alternatives pleinement opérationnelles, suscite de vives inquiétudes.
Selon les statistiques de l’Office norvégien des statistiques, l’année 2025 a été particulièrement noire, avec 265 personnes grièvement blessées ou tuées dans des accidents de la route. Les experts estiment que ce chiffre aurait pu être encore plus élevé sans la présence du réseau 2G, qui permet aux véhicules de transmettre automatiquement des alertes aux services d’urgence en cas d’incident.
La suppression du réseau 2G affectera jusqu’à 700 000 véhicules en circulation. Ces véhicules ne pourront plus bénéficier de cette fonction cruciale, ce qui pourrait retarder l’intervention des secours, voire empêcher la signalisation d’accidents mettant des vies en danger. Dans de nombreuses régions de Norvège, le réseau routier est isolé, avec peu de circulation et donc peu de témoins potentiels capables de donner l’alerte rapidement.
Iman Winkelman, de l’association des importateurs automobiles (Bilimportørenes Landsforening), souligne l’importance de ce système :
« Le système automatique de notification d’urgence réduit le nombre d’accidents mortels d’au moins 4 pour cent. »
Les autorités organisatrices des transports avaient d’ailleurs clairement exprimé, avant la décision gouvernementale, que le réseau 2G continuait de sauver des vies. Ces conclusions sont corroborées par des recherches européennes qui démontrent que les systèmes automatiques de notification d’urgence réduisent les décès de 4 % et les blessures graves de 6 %.
La décision d’autoriser la suppression du réseau 2G a été prise alors que les opérateurs de télécommunications souhaitent augmenter leurs revenus en mettant fin à ce service. Les critiques s’étonnent que le gouvernement ne reconnaisse pas le rôle essentiel que joue ce réseau dans la sécurité routière.
Face aux chiffres alarmants de l’année 2025, les défenseurs de la sécurité routière demandent au gouvernement de réévaluer sa position et de suspendre la suppression du réseau 2G jusqu’à ce que des alternatives fiables et performantes soient disponibles. L’objectif ultime reste d’atteindre la « vision zéro » et de protéger au maximum les usagers de la route. Il est impératif de ne pas compromettre ces efforts en privilégiant les intérêts économiques des opérateurs de télécommunications au détriment de la sécurité publique.
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