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Le TAS confirme l’exclusion olympique de l’Ukrainien Heraskevych

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Milan, le 13 février 2026 – Le skeletonneur ukrainien Vladislav Heraskevych a vu son espoir olympique s’évanouir après la confirmation par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de son exclusion des Jeux de Milan. La décision fait suite à son refus de retirer un casque décoré d’images d’athlètes ukrainiens tués en raison de la guerre.

  • Le TAS a rejeté l’appel de Vladislav Heraskevych contre la disqualification imposée par la Fédération Internationale de Bob et de Skeleton (IBSF).
  • La disqualification est due au casque porté par Heraskevych, considéré comme une expression politique interdite par le Comité International Olympique (CIO).
  • Heraskevych dénonce une décision motivée par la propagande russe et se dit déçu par le TAS.

La bataille juridique de Vladislav Heraskevych a pris fin ce mercredi à Milan, où il avait espéré convaincre le TAS de revenir sur la décision de l’IBSF. Après plus de huit heures d’audience, le tribunal a confirmé l’exclusion du sportif ukrainien, mettant un terme à ses ambitions olympiques. Drapé dans le drapeau de son pays après l’annonce, Heraskevych a exprimé sa frustration :

« C’est fini. Dès le premier jour, j’ai dit que je pensais avoir raison. Je ne regrette rien. »

Vladislav Heraskevych, skeletonneur ukrainien

Il accuse la décision d’être un instrument de propagande russe.

Au cœur du litige se trouve le casque porté par Heraskevych, orné de portraits d’athlètes ukrainiens décédés dans le conflit avec la Russie. Le CIO interdit strictement toute forme de manifestation politique ou religieuse lors des compétitions, et avait demandé à plusieurs reprises au sportif de 27 ans de porter un casque neutre. Heraskevych avait argué que des cas similaires s’étaient déjà produits aux Jeux Olympiques sans entraîner de sanctions aussi sévères, et qu’il n’avait violé aucune règle.

Le TAS a justifié sa décision en estimant que les directives du CIO établissent un « équilibre approprié entre l’intérêt des athlètes à exprimer leurs opinions et leur intérêt à recevoir toute l’attention pour leurs exploits sportifs sur le site de compétition ». Le tribunal s’est déclaré lié par ces règles.

La présidente du CIO, Kirsty Coventry, a défendu la position de l’organisation, affirmant que les règles sont justes et nécessaires.

« Les règles sont les règles et je crois en ces règles. Je pense que ces lignes directrices sont très bonnes. »

Kirsty Coventry, présidente du CIO

Elle a souligné que le cadre réglementaire avait été élaboré en concertation avec les athlètes eux-mêmes. Coventry a précisé que l’article 40.2 de la Charte Olympique garantit la liberté d’expression, mais uniquement dans le respect des règles de compétition. L’article 50.2 interdit explicitement toute manifestation politique, religieuse ou raciste dans les installations olympiques.

Selon Coventry, les athlètes souhaitent pouvoir s’exprimer, mais aussi être protégés contre toute instrumentalisation. Elle a rappelé avoir joué un rôle clé dans la réécriture de ces directives en tant qu’ancienne présidente de la commission des athlètes du CIO.

(Source : APA/dpa)

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