Une nouvelle adaptation théâtrale du roman culte d’Haruki Murakami, La Fin du monde et le pays des merveilles dur, a fait son apparition sur les planches du Théâtre Métropolitain de Tokyo le mois dernier. Cette production, qui coïncide avec le 40e anniversaire de la publication du livre en 1985, explore les thèmes de l’identité et de la conscience avec une esthétique minimaliste et contemporaine.
L’histoire se déploie à travers deux univers parallèles distincts. Dans « La Fin du Monde », une cité fantastique entourée de murs, Kiita Komagine et Ryunosuke Shimamura incarnent le rôle du Lecteur de Rêves, un personnage chargé de percer les secrets de ce monde étrange. Parallèlement, dans un Tokyo alternatif et futuriste, Tatsuya Fujiwara interprète un « Calcutec », un spécialiste de la plongée dans le subconscient – le sien et celui de la ville.
Au fur et à mesure que ces deux réalités s’entremêlent, le mystère commun qui les lie se révèle, offrant une réflexion philosophique sur la conscience et l’identité. La mise en scène, délibérément épurée, réinterprète l’œuvre de Murakami à travers le prisme de l’année 2026.
Les thèmes abordés dans La Fin du monde et le pays des merveilles dur trouvent un écho particulier dans le contexte actuel, marqué par les incertitudes quant à l’avenir et l’essor de l’intelligence artificielle. La production théâtrale semble ainsi interroger, avec pertinence, les préoccupations contemporaines liées à ces enjeux.