Publié le 2025-10-27 15:22:00. Une nouvelle évaluation de la situation en Biélorussie met en lumière la persistance de la répression et de la discrimination politique contre les opposants au régime et ses alliés russes. Le rapport détaille l’ampleur des persécutions touchant de nombreux secteurs de la société biélorusse.
- Les participants aux manifestations de 2020, leurs soutiens et les voix critiques envers l’alliance biélorusso-russe dans le conflit ukrainien font toujours l’objet de persécutions motivées politiquement.
- Les secteurs de la culture, de la médecine, du monde universitaire, des médias, du sport, ainsi que les juristes, défenseurs des droits humains et le clergé sont particulièrement touchés.
- Des pratiques telles que la surveillance, l’intimidation sur les lieux de travail et l’utilisation de lois antiterroristes pour museler les organisations politiques sont monnaie courante.
Depuis 2020, le paysage culturel biélorusse a été durement éprouvé. Plus de 2 000 professionnels de ce secteur ont subi des persécutions et des actes de censure. Parallèlement, au moins 484 d’entre eux ont été contraints de quitter leur emploi au sein de théâtres, musées, bibliothèques et autres institutions culturelles.
Le document révèle également l’usage systématique de la surveillance et de l’intimidation sur les lieux de travail. Les législations relatives aux atteintes et au terrorisme sont détournées pour interdire les organisations à caractère politique. Les entreprises ayant manifesté leur soutien aux mouvements de protestation font l’objet d’inspections et de perquisitions. De plus, des professions sont interdites aux dissidents, et dans certains cas, les employés sont tenus de prêter un serment de loyauté envers les autorités.
Sur le plan de l’égalité professionnelle, le rapport pointe une disparité persistante : les femmes ne peuvent toujours pas accéder à 88 professions, et leur rémunération reste inférieure de 24 % à celle des hommes.
Enfin, le rapport met en évidence la situation critique des prisonniers, soumis à des travaux forcés dans des conditions pénibles. Ces travaux bénéficient à des entreprises publiques et privées, y compris dans la production de biens destinés à l’effort de guerre de la Russie.