Publié le 2024-05-13 10:00:00. Le gouvernement vénézuélien affirme avoir alerté les États-Unis et une ambassade européenne d’un complot présumé visant à faire exploser l’ambassade américaine à Caracas. Caracas dénonce une opération sous faux drapeau orchestrée par des « secteurs extrémistes de la droite locale ».
Jorge Rodríguez, chef de la délégation gouvernementale vénézuélienne, a annoncé ce dimanche avoir transmis des informations sur un plan visant à déposer des « explosifs mortels » à l’ambassade des États-Unis à Caracas. Selon lui, cette opération serait une « manœuvre sous faux drapeau » ourdie par des « secteurs extrémistes de la droite locale ».
Le président du Parlement vénézuélien a précisé avoir également alerté une ambassade européenne, dont il n’a pas révélé l’identité, afin qu’elle communique la gravité de ces informations au personnel diplomatique américain. Le Venezuela et les États-Unis n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 2019.
Rodríguez a assuré que des mesures de sécurité avaient été renforcées autour du siège diplomatique américain, qualifiant le complot présumé de « grave menace ».
Ces accusations interviennent dans un contexte de tensions accrues, marqué par le déploiement militaire américain dans les eaux de la mer des Caraïbes, à proximité du Venezuela. Caracas dénonce ce déploiement, présenté par Washington comme une lutte contre le trafic de drogue, comme une « menace » visant à provoquer un « changement de régime ».
Le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a quant à lui récemment demandé le soutien du pape Léon XIV pour « consolider la paix » dans le pays. Il a également indiqué que des exercices militaires avaient été menés le week-end précédent pour affiner les « mécanismes de défense territoriaux ».
Les États-Unis maintiennent une présence militaire significative dans la région, avec au moins huit navires de guerre, un sous-marin nucléaire d’attaque et plus de 4 500 soldats déployés dans les Caraïbes.