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Le Venezuela approuve à l’unanimité la loi d’amnistie : exclut ceux qui ont encouragé les actions armées | International

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Caracas, le 20 février 2026. L’Assemblée nationale vénézuélienne a adopté une loi d’amnistie générale visant à libérer les prisonniers politiques incarcérés durant les périodes de troubles qui ont secoué le pays entre 2002 et 2025, dans le cadre d’une initiative plus large de réconciliation nationale.

  • La loi exclut les personnes impliquées dans des actes de violence ou ayant porté atteinte à la souveraineté du Venezuela.
  • Elle ne s’applique pas aux crimes graves tels que les violations des droits de l’homme, les crimes contre l’humanité, le trafic de drogue ou la corruption.
  • Plus de 640 prisonniers politiques sont actuellement détenus au Venezuela, dont plus de 400 ont déjà été libérés depuis le début du mois de janvier.

L’adoption de cette loi intervient dans un contexte politique particulier, après la capture du président Nicolás Maduro lors d’une attaque militaire américaine le 3 janvier dernier. Delcy Rodríguez, désormais à la tête de l’exécutif vénézuélien, a présenté cette amnistie comme un élément clé d’un « nouveau moment politique » visant à apaiser les tensions et à favoriser le dialogue.

Les députés ont voté en faveur de l’amnistie pour les actes commis ou les « erreurs » qui auraient été commises durant les différentes crises politiques ayant frappé le Venezuela depuis 2002. Parmi celles-ci figurent le coup d’État manqué contre le président Hugo Chávez en avril 2002, la grève pétrolière de fin 2002 et début 2003, ainsi que les manifestations antigouvernementales de 2013, 2017 et 2024.

L’article 9 de la nouvelle législation précise que l’amnistie ne s’applique pas aux délits impliquant des violations graves des droits de l’homme, des crimes contre l’humanité, des homicides intentionnels, des blessures très graves, le trafic de drogue, ou encore les infractions relevant de la loi anti-corruption. De plus, la loi exclut explicitement les individus ayant « encouragé, incité, demandé, invoqué, favorisé, facilité, financé ou participé à des actions armées ou à la force contre le peuple, la souveraineté et l’intégrité territoriale » du Venezuela, et ce, par le biais d’« États, de sociétés ou de personnes étrangères ».

Une commission spéciale a été chargée d’élaborer et de mettre en œuvre les « mécanismes » nécessaires à l’application de la loi. Le texte a été transmis à Delcy Rodríguez pour signature et publication au Journal officiel.

L’ONG Foro Penal estime que 644 prisonniers politiques étaient détenus dans le pays, avant les récentes libérations qui en ont permis la libération de plus de 400.

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