Home Sciences et technologies Le voisin réagit directement – « Désolé que je sois vivant »

Le voisin réagit directement – « Désolé que je sois vivant »

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À Berlin, un simple avis affiché dans un immeuble locatif a déclenché un vif débat, révélant les tensions sous-jacentes liées aux nuisances sonores dans les grandes villes. L’origine du conflit ? Un chien qui aboie, dont les jappements constants exaspèrent certains voisins et suscitent des réactions allant de la compréhension à l’indignation.

L’affaire a pris une dimension publique lorsqu’une note manuscrite, collée dans un hall d’entrée, a été relayée sur le compte Instagram « Notes of Berlin ». Ce compte est connu pour partager des anecdotes insolites et des nouvelles du quotidien berlinois. L’avis s’adresse directement au propriétaire du chien, qualifié de « voisins agacés » : « Votre chien aboie presque quotidiennement et sans interruption depuis des semaines, souvent pendant environ 30 minutes (et nous savons qui c’est !) ». Ils demandent au propriétaire de « mieux s’occuper du chien et de ne pas le laisser seul s’il ne supporte pas cela ! ».

Le ton employé dans le message est particulièrement vif, illustrant le désespoir des auteurs face à cette pollution sonore : « La [chien – *terme vulgaire utilisé dans l’original, omis ici pour la neutralité*] ne peut même pas regarder la télévision !!! C’est insupportable !!! ». Les « voisins agacés » menacent, en cas d’absence de changement, de faire intervenir la gestion immobilière ou la police. Un précédent règlement de voisinage avait déjà fait sensation, impliquant une demande de test ADN entre voisins.

Cependant, le message n’a pas suscité une unanimité hostile. Un point d’interrogation a été griffonné sous le texte, et le pluriel de « voisins » a été contesté, avec l’ajout : « Pas tout le monde est dérangé – pas agacé ». La publication Instagram, légendée par le compte « Notes de Berlin » par un « Désolé d’être vivant », accompagné d’un emoji patte, a également engendré une multitude de commentaires.

Sur les réseaux sociaux, les avis divergent. Certains commentent avec humour, suggérant de manière plaisante de contacter le bureau vétérinaire, ou de blaguer : « Je n’ai pas de chien, c’était moi ». D’autres adoptent un ton plus sérieux : « Désolé, mais les aboiements permanents sont une nuisance et dans la plupart des cas évitables grâce à l’éducation. L’échec incombe souvent aux propriétaires ». Un utilisateur a partagé sa propre expérience éprouvante : « Ouf, j’ai vécu une fois à côté d’un chien qui aboyait en permanence, parfois pendant 8 à 9 heures. Je ne souhaite vraiment ça à personne ».

Au-delà du problème des aboiements, c’est la méthode de communication qui a été vivement critiquée. « Oh mon Dieu, vous vivez dans le même immeuble, vous savez de qui il s’agit et vous n’allez pas lui parler ? La sonnette ? Non ! », s’est insurgé un internaute, avant d’ajouter : « Quand a-t-on oublié de se parler ? ». Un autre a déploré : « Et si vous signiez avec votre propre nom au lieu de ‘voisin agacé’. »

La loi encadre la détention d’animaux de compagnie. Depuis un jugement du tribunal régional supérieur de Cologne datant de 1993, les animaux doivent être détenus de manière à ne pas déranger les voisins durant les périodes de repos. Ces périodes, telles que rappelées par la plateforme vétérinaire Thieme, s’étendent généralement de 13h à 15h et de 22h à 6h. Ce principe s’applique non seulement dans les parties communes des immeubles, mais aussi dans les lieux publics. D’ailleurs, des affichages similaires dans des commerces avaient déjà provoqué des réactions, à l’instar d’un client mécontent dans un supermarché Rewe.

Il est important de noter que les autres locataires peuvent avoir droit à une réduction de loyer si les aboiements du chien sont fréquents et prolongés, perturbant ainsi le voisinage.

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