Publié le 16 octobre 2025, 10h18. Donald Trump exprime sa déception face à l’obstination de Vladimir Poutine dans le conflit ukrainien, tandis que l’économie russe montre des signes de faiblesse croissants, selon de nouvelles analyses.
Alors que le président américain Donald Trump s’est dit « très déçu » par la poursuite du conflit en Ukraine, pointant du doigt le manque de volonté de négociation de Vladimir Poutine, l’économie russe traverse une période difficile. Des rapports récents indiquent une dégradation des perspectives économiques et des difficultés accrues pour le pays.
Selon une analyse du Fonds monétaire international (FMI) relayée par le journal indépendant The Moscow Times, les prévisions de croissance économique pour la Russie en 2025 ont été revues à la baisse. Le FMI table désormais sur une expansion de seulement 0,6 %. Cette estimation prend déjà en compte les dépenses publiques substantielles consacrées à l’industrie de défense russe.
Ces nouvelles prévisions contrastent avec celles d’avril 2025, où le FMI anticipait une croissance annuelle de 1,5 %. En juillet, le chiffre révisé était de 0,9 %. La Russie n’est pas le seul pays dont les perspectives économiques ont été ajustées à la baisse par le FMI ; le Canada fait également l’objet d’une révision plus radicale.
Pour l’année 2024, la croissance du PIB russe s’est élevée à 4,3 %, principalement stimulée par un réarmement massif lié à la guerre en Ukraine et aux tensions géopolitiques. Le budget de l’État russe pour 2024, qui s’élève à 36 600 milliards de roubles, alloue environ 30 % à la défense et près de 9 % à la sécurité nationale et au maintien de l’ordre.
Parallèlement, des sources indépendantes comme le média russe Meduza font état d’un « mécontentement public face à un certain nombre de décisions impopulaires » au sein de la société russe. L’opinion publique semblerait fatiguée par le conflit et aspirerait à des négociations.
L’industrie pétrolière russe est particulièrement affectée par les frappes aériennes ukrainiennes. Une estimation militaire américaine suggère qu’environ un cinquième des raffineries russes seraient tellement endommagées qu’elles ne seraient plus en mesure de produire. L’industrie pétrolière est pourtant un pilier essentiel du financement de l’effort de guerre russe.
Dans ce contexte économique et géopolitique tendu, Donald Trump a exprimé son incompréhension quant à la persistance du conflit. « Je suis très déçu parce que Vladimir et moi avions de très bonnes relations. Nous les avons probablement toujours », a déclaré l’ancien président américain, se demandant : « Je ne sais pas pourquoi il continue cette guerre ».