Publié le 16 février 2026 à 23h26. Les prix du pétrole ont connu une légère hausse lundi, dans un contexte de tensions géopolitiques liées aux négociations entre les États-Unis et l’Iran, tandis que l’OPEP+ envisage une augmentation de la production pour répondre à la demande estivale.
- Les contrats à terme sur le brut Brent ont augmenté de 0,6 % à 68,16 dollars le baril (environ 62,60 €).
- Les négociations entre Washington et Téhéran, axées sur le programme nucléaire iranien, se poursuivent à Genève.
- L’OPEP+ pourrait augmenter sa production à partir d’avril, après une pause de trois mois.
La volatilité du marché pétrolier reste vive, influencée par les incertitudes entourant les discussions américano-iraniennes. Les craintes d’une escalade des tensions, notamment après le déploiement d’un second porte-avions américain dans la région, soutiennent les prix. Cependant, les perspectives d’un accord nucléaire, même incertaines, exercent une pression à la baisse.
Selon Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates, les inquiétudes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement dues aux tensions entre les États-Unis et l’Iran ont contribué à stabiliser les prix du pétrole. Il a déclaré :
« Les inquiétudes concernant les ruptures d’approvisionnement dues aux tensions entre les États-Unis et l’Iran ont contribué à maintenir la stabilité des prix du pétrole. »
Tamas Varga, analyste chez PVM Oil Associates
La semaine dernière, les prix du brut avaient déjà enregistré des baisses, le Brent perdant environ 0,5 % et le West Texas Intermediate environ 1 %, suite aux déclarations du président américain Donald Trump évoquant la possibilité d’un accord avec l’Iran dans le courant du mois. Les marchés financiers mondiaux devraient connaître une activité réduite lundi, en raison des vacances en Chine, en Corée du Sud et à Taïwan.
Tony Sycamore, analyste de marché chez IG, tempère l’optimisme, soulignant que le respect des lignes rouges par les deux parties rend un accord peu probable. Il estime que la situation actuelle pourrait n’être que « le calme avant la tempête ». Il a ajouté :
« Le respect par les deux parties de leurs lignes rouges fondamentales rend les chances de parvenir à un accord faibles, ajoutant que la situation actuelle pourrait représenter « le calme avant la tempête ». »
Tony Sycamore, analyste de marché chez IG
Par ailleurs, des responsables américains ont indiqué à Reuters que les États-Unis se préparent à une éventuelle campagne militaire prolongée en cas d’échec des négociations. Les Gardiens de la révolution iraniens ont quant à eux averti qu’ils riposteraient en cas d’attaque contre l’Iran. L’OPEP+, de son côté, penche vers une augmentation de la production à partir d’avril pour répondre à la demande estivale croissante. Selon Sycamore, le marché a réagi favorablement à cette perspective, mais sans la prime de risque géopolitique, le prix du WTI serait inférieur à 60 dollars ce matin.
Pour plus d’informations sur l’OPEP+, vous pouvez consulter leur site web.