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L’Egypte devrait diriger la force mondiale de stabilisation à Gaza, selon des diplomates | Gaza

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Publié le 2025-10-18 13:02:00. Une nouvelle force internationale de stabilisation, dotée de pouvoirs renforcés pour assurer la sécurité à Gaza, est en cours de préparation au Conseil de sécurité de l’ONU. L’Égypte est pressentie pour en prendre la tête, tandis que d’autres pays comme la Turquie, l’Indonésie et l’Azerbaïdjan sont appelés à contribuer en troupes.

  • Le projet vise une force onusienne avec un mandat spécifique, s’inspirant des opérations en Haïti pour lutter contre les gangs armés.
  • L’objectif final, souligné par le Royaume-Uni, reste la création d’un État palestinien unifié incluant la Cisjordanie et Jérusalem-Est.
  • Un plan de paix en 20 points, potentiellement élaboré par Donald Trump, semble servir de base à ces initiatives.

L’initiative diplomatique, soutenue par l’Europe et les États-Unis, prévoit que cette force internationale bénéficie de pouvoirs considérables pour la gestion de la sécurité intérieure de Gaza. Les États-Unis poussent pour un mandat onusien qui, sans être une force de maintien de la paix de l’ONU à part entière, s’apparenterait à celle opérant en Haïti pour combattre les gangs armés. L’Égypte est en discussion sur le rôle exact de l’ONU dans la direction de cette force, tandis que la Turquie, l’Indonésie et l’Azerbaïdjan sont également citées comme contributeurs potentiels de troupes. Le Royaume-Uni, bien que peu susceptible d’envoyer des troupes, fournit des conseillers à une cellule américaine en Israël travaillant sur la mise en œuvre d’une initiative qui s’inspire d’un « Plan en 20 points » attribué à Donald Trump.

Le Royaume-Uni réaffirme que la perspective d’un État palestinien, englobant la Cisjordanie et Jérusalem-Est, demeure l’objectif ultime. Le pays a déjà formé un contingent de police palestinienne, mais la responsabilité principale de la sécurité reviendrait à la nouvelle force internationale. L’efficacité de cette force pourrait conduire à un retrait israélien supplémentaire, bien qu’Israël ait insisté sur le maintien d’une zone tampon sous son contrôle. La question du désarmement du Hamas s’annonce comme le défi le plus ardu. Les diplomates britanniques envisagent des approches similaires à celles utilisées en Irlande du Nord pour la démilitarisation, avec un possible rôle pour des organismes de vérification indépendants. Il est probable que le Hamas accepte de céder ses armes à un organisme palestinien pour minimiser l’apparence de capitulation, avec une vérification par des tiers pour Israël. Les armes lourdes et les lance-missiles seraient la priorité, repoussant la question épineuse des armes individuelles.

Tony Blair, ancien Premier ministre britannique, est pressenti pour intégrer un « conseil de la paix » prévu dans le cadre du plan de Trump, qui superviserait un comité de 15 technocrates palestiniens. Malgré les controverses liées à son soutien à l’invasion de l’Irak en 2003, Blair semble bénéficier du soutien de l’actuel Premier ministre irakien, Mohammed Shia’ al-Sudani, qui le qualifie d’« ami » et d’« acceptable pour les Irakiens », saluant sa contribution à la chute de Saddam Hussein. La place de Blair au sein de ce conseil, qui serait présidé par Trump, devrait être précisée d’ici la mi-novembre, à l’occasion d’une conférence sur la reconstruction de Gaza au Caire. Cette conférence visera à mobiliser des fonds internationaux, publics et privés, estimés à plus de 67 milliards de dollars (50 milliards de livres sterling), le Royaume-Uni estimant qu’un tel montant nécessitera un recours massif au financement privé et aux donateurs du Golfe. La relation précise entre l’Autorité palestinienne et ce conseil de la paix reste à définir.

Par ailleurs, la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye devrait bientôt rendre un avis consultatif sur le respect par Israël de ses obligations envers la population de Gaza, notamment en matière de fourniture d’aide humanitaire. Cette demande, déposée initialement par la Norvège, pourrait réaffirmer les devoirs d’Israël en tant que force d’occupation. Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Varsen Aghabekian, a souligné les leçons tirées des erreurs passées et la transformation en cours de l’AP, notamment par une réforme du programme scolaire visant à inculquer un récit de paix, conditionné cependant par la fin de l’occupation.

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