Publié le 23 février 2026 14h00. L’Unité spéciale d’enquête (UES) sud-africaine a révélé qu’un rappeur nigérian impliqué dans un accident de supercar au Cap était entré et resté illégalement sur le territoire, après avoir utilisé de faux documents pour obtenir un visa initial.
- Le rappeur, Prince Daniel Obioma, également connu sous le nom de 3GAR, a dépassé la durée de validité de son visa de visiteur en 2023 et est réapparu en Afrique du Sud sans enregistrement officiel.
- L’enquête a mis en lumière un réseau de corruption au sein du ministère de l’Intérieur, où des permis et visas étaient vendus.
- L’UES a déposé une plainte pénale pour dépassement de visa, présence illégale et réentrée non autorisée.
L’affaire a éclaté suite à un accident spectaculaire survenu en mars 2025 au Cap, impliquant une McLaren 570S (valeur d’environ 3 millions de rands) conduite par Obioma. Bien que le rappeur ait survécu, il avait été accusé de conduite imprudente et négligente. L’enquête ultérieure a révélé des irrégularités concernant son statut migratoire.
Selon les informations de l’UES, Obioma était entré pour la première fois en Afrique du Sud en 2022 avec un visa de visiteur de trois mois obtenu grâce à des documents falsifiés. En mars 2023, il avait sollicité un visa d’études, mais sa demande avait été rejetée après la découverte de la fraude initiale. Il avait quitté le pays en mai 2023, après avoir déjà dépassé de deux mois la durée de validité de son visa de visiteur.
L’UES a constaté qu’il n’existait aucune trace d’une entrée légale en Afrique du Sud après son départ en 2023.
« Sa réentrée inexpliquée met en évidence une grave défaillance des systèmes de gestion des frontières et de contrôle des mouvements »,
Leonard Lekgetho, chef par intérim de l’UES
L’enquête a également révélé qu’Obioma avait acheté la McLaren en octobre 2024 en espèces, via le même intermédiaire qui avait soumis les documents frauduleux pour sa demande de visa l’année précédente. L’UES a déposé une plainte pénale auprès de l’Autorité nationale des poursuites pénales (NPA) pour les infractions commises. L’affaire s’inscrit dans une enquête plus large sur la fraude aux visas et la corruption au sein du ministère de l’Intérieur, où des responsables auraient vendu des permis et visas à des ressortissants étrangers.
Cette affaire intervient dans un contexte de lutte contre la corruption et de renforcement des contrôles migratoires en Afrique du Sud. Plus d’informations sur les résultats de l’enquête de l’UES.
Réactions et détails supplémentaires sur l’affaire 3GAR Baby.