Home Accueil L’enquête qui révèle la force des frères Milei, la place de Cristina Kirchner et Macri et l’influence du cercle rouge

L’enquête qui révèle la force des frères Milei, la place de Cristina Kirchner et Macri et l’influence du cercle rouge

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Publié le 14 février 2026 à 23h55. Pour la troisième année consécutive, Javier Milei domine le classement des personnalités les plus influentes d’Argentine, reflétant une consolidation du pouvoir de son parti au gouvernement, selon une enquête du cabinet de conseil Polyarchie.

  • Javier Milei conserve la première place du classement des personnalités les plus influentes du pays.
  • Le parti au pouvoir, mené par les frères Milei, occupe une position prédominante dans le top 25.
  • L’agenda économique, incarné par Luis Caputo, prend de l’importance dans le paysage politique argentin.

L’influence du président Javier Milei ne faiblit pas. L’enquête annuelle de Polyarchie, qui sonde les dirigeants et les acteurs d’opinion argentins, confirme pour la troisième année consécutive sa position de figure la plus influente du pays. Mais au-delà de cette constance, l’étude révèle une tendance plus large : une consolidation du pouvoir du parti au pouvoir, avec une présence marquée de ses membres dans les premières places du classement.

La secrétaire générale de la présidence, Karina Milei, se hisse à la deuxième place, gagnant une position par rapport à l’année précédente. Ce résultat, selon le rapport, témoigne de « sa gravitation au sein de la structure du pouvoir ». L’ascension de Karina Milei s’explique en partie par les récents remaniements ministériels, notamment le départ de Guillermo Francos et le remplacement de son successeur, Manuel Adorni, par un collaborateur proche.

Le ministre de l’Économie, Luis Caputo, complète le podium, progressant de deux places par rapport à l’année dernière. Sa promotion reflète l’importance croissante de l’agenda économique dans le contexte actuel. Santiago Caputo, conseiller influent, perd deux places et se retrouve en sixième position, malgré son rôle toujours prépondérant selon l’establishment.

L’ancienne présidente Cristina Kirchner, figure emblématique du péronisme, conserve une influence significative, se classant quatrième, bien qu’elle ait perdu deux places. Elle demeure la principale représentante de l’opposition et continue de critiquer fermement la politique du gouvernement, malgré ses démêlés judiciaires.

Le footballeur Lionel Messi, véritable icône nationale, se distingue comme la seule personnalité non politique à figurer dans le top 10, occupant la cinquième place. La sénatrice libertaire Patricia Bullrich, quant à elle, gagne deux places et se positionne en septième position, consolidant son rôle d’intermédiaire entre le gouvernement et le Sénat, notamment après l’adoption en première lecture de la réforme du travail.

Paolo Rocca, PDG de Techint, se classe huitième, après avoir été confronté au gouvernement suite à un appel d’offres pour la construction de pipelines d’exportation de gaz depuis Vaca Muerta. Rocca avait mis en garde contre une concurrence « prédatrice et déloyale », avant de menacer de déposer une plainte pour dumping après l’attribution du contrat à une entreprise indienne.

L’ancien président Mauricio Macri, dont l’influence a diminué ces derniers temps, se classe neuvième. Les récentes élections législatives dans la ville de Buenos Aires et dans la province de Buenos Aires ont révélé des divisions internes au sein de son parti, Pro, avec des défections vers le camp libertaire.

Héctor Magnetto, directeur exécutif du Grupo Clarín, clôt le top 10. Le gouverneur de la province de Buenos Aires, Axel Kicillof, se classe onzième et pourrait être un candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2027.

L’enquête Dirigeants et acteurs d’opinion 2025-2026, réalisée auprès de 180 personnes sélectionnées pour leur capacité à influencer l’opinion publique, révèle également une évaluation globalement positive de la situation du pays, bien que l’optimisme soit légèrement en baisse par rapport à 2024. 43% des personnes interrogées se disent optimistes quant à l’avenir de l’Argentine. Concernant l’économie, l’opinion positive s’élève à 33%, en baisse de neuf points par rapport à l’année précédente. Les personnes interrogées restent toutefois optimistes quant à la baisse de l’inflation et à une croissance économique modérée d’environ 4% après la récession de 2024.

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