Publié le 2024-11-05 10:51:00. Près de 15 ans après le meurtre de sa femme Michaela McAreavey lors de leur lune de miel à Maurice, John McAreavey a rencontré le vice-Premier ministre irlandais pour réclamer une justice toujours attendue de la part des autorités mauriciennes.
- John McAreavey demande une nouvelle fois la pression diplomatique pour obtenir justice pour le meurtre de son épouse, Michaela, survenu en janvier 2011.
- Michaela McAreavey, une enseignante irlandaise âgée de 27 ans, a été retrouvée morte dans sa chambre d’hôtel à Maurice, 12 jours après son mariage.
- Malgré une enquête et un procès, la famille de Michaela McAreavey estime que justice n’a pas été rendue, près de 15 ans après les faits.
L’époux de la victime, John McAreavey, s’est entretenu hier avec le Tánaiste (vice-Premier ministre irlandais) Simon Harris, afin d’exhorter le gouvernement à intensifier les démarches diplomatiques auprès de Maurice. L’objectif est d’obtenir enfin des réponses et une condamnation dans cette affaire tragique qui a marqué leur lune de miel.
« Cet après-midi, j’ai rencontré An Tánaiste Simon Harris pour discuter de ce qui peut être fait de plus pour obliger les autorités mauriciennes à tenir leur promesse de rendre justice à Michaela », a fait savoir M. McAreavey sur la plateforme X. Il a ajouté : « Cela fait bientôt 15 ans que Michaela a été assassinée pendant notre lune de miel. 15 ans sans responsabilité. 15 ans d’attente, d’espoir et de combat. La lutte pour la justice continue. »
Michaela McAreavey, fille de l’ancien entraîneur de football gaélique Mickey Harte, avait épousé John McAreavey fin décembre 2010. Le couple se trouvait à l’hôtel Legends de l’île Maurice pour sa lune de miel lorsque le drame s’est produit. Le jour de son décès, le 10 janvier 2011, Michaela était partie déjeuner avec son mari avant de retourner dans leur chambre. C’est là qu’elle a été retrouvée sans vie dans la baignoire. L’enquête a conclu qu’elle avait été étranglée lors d’un cambriolage qui aurait mal tourné.
L’enquête menée par les autorités mauriciennes a conduit au procès de deux employés de l’hôtel, Sandip Moneea et Avinash Treebhoowoon, qui furent finalement déclarés non coupables par la Cour suprême de Maurice en 2012. Cependant, le dossier a connu de nouveaux développements : Sandip Moneea a été arrêté de nouveau en 2022, et l’ancien agent de sécurité Dassen Narayanen a été mis en examen pour complot en vue de voler une carte-clé magnétique de la chambre de Mme McAreavey. Aucune condamnation définitive n’a toutefois été prononcée à ce jour.
Des allégations ont également été soulevées à l’encontre du Premier ministre mauricien de l’époque, le Dr Navin Ramgoolam, accusé d’avoir fait pression sur la police pour obtenir une condamnation rapide afin de préserver l’image touristique de l’île. L’un des employés jugés avait avoué le meurtre en détention, avant de déclarer que ses aveux avaient été extorqués sous la torture policière.
Face à l’absence de résolution, la famille de Michaela McAreavey, y compris John, s’était rendue à Maurice en 2017 pour offrir une récompense de 50 000 € (environ 54 000 USD) contre des informations permettant d’élucider le meurtre. Ils avaient également rencontré la direction de l’hôtel où le drame s’était déroulé.