Home Économie Les agents fédéraux ont nargué la femme de Chicago à «faire quelque chose» avant de lui tirer dessus, affirme l’avocat | Chicago

Les agents fédéraux ont nargué la femme de Chicago à «faire quelque chose» avant de lui tirer dessus, affirme l’avocat | Chicago

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Publié le 2025-10-07 18:47:00. Une femme abattue par des agents fédéraux à Chicago a été libérée sous caution lundi. L’avocat de la victime affirme que des images de caméra corporelle révèlent qu’un agent a crié une insulte avant d’ouvrir le feu.

  • Marimar Martinez, 30 ans, a été arrêtée après une poursuite en voiture s’étant terminée par la collision de son véhicule avec celui d’agents des douanes et de la protection des frontières (CBP).
  • Son avocat soutient que des images de caméra corporelle montrent un agent insultant sa cliente avant de tirer à cinq reprises.
  • Martinez et le second conducteur impliqué, Anthony Ian Santos Ruiz, 21 ans, ont été accusés d’agression et d’entrave à un agent fédéral.

L’incident s’est déroulé samedi matin dans le quartier de Brighton Park, à Chicago, dans le cadre d’une vaste opération d’expulsion menée par l’administration Trump. Selon la version des autorités, un convoi de véhicules civils, dont celui de Marimar Martinez, aurait suivi et encadré un véhicule du CBP. Le ministère américain de la Justice affirme dans sa plainte pénale que Martinez et Ruiz auraient percuté le véhicule des agents, provoquant une perte de contrôle temporaire.

La plainte détaille qu’après l’impact, un agent serait sorti de son véhicule. C’est alors que Marimar Martinez aurait dirigé sa voiture vers lui, l’amenant à faire feu à cinq reprises. La femme, touchée à sept reprises selon son avocat, a fui les lieux avant d’être retrouvée dans un atelier de réparation et transportée à l’hôpital. Bien que la plainte pénale ne le mentionne pas, des responsables fédéraux du ministère de la Sécurité intérieure ont déclaré que Martinez était armée d’un pistolet semi-automatique et qu’elle aurait publié des informations sensibles sur des agents en ligne la semaine précédente.

Lors de l’audience de détention lundi, le représentant légal de Martinez, Christopher Parente, a contesté le récit du gouvernement. Il a mis en avant les images de caméra corporelle, affirmant qu’elles prouvent qu’un agent a crié «Fais quelque chose, salope» avant de tirer. M. Parente a également rapporté que l’officier impliqué aurait tourné le volant de son véhicule vers la gauche avant de sortir et d’ouvrir le feu quelques secondes après que leur voiture ait été heurtée. Le procureur adjoint des États-Unis, Sean Hennessy, a de son côté qualifié les agissements de Martinez et Ruiz d’«extrêmement dangereux et téméraires», ajoutant que les images de caméra montraient des agents s’exclamant «Nous sommes enrôlés ! Il faut qu’on sorte d’ici ! Elle va nous percuter» juste avant l’impact.

Le procureur a également mentionné que Martinez transportait un pistolet chargé dans son sac, bien qu’elle n’ait pas brandi l’arme durant l’altercation. Elle aurait possédé un permis de port d’arme dissimulée. Les images des caméras corporelles n’ont pas été rendues publiques.

Ces événements surviennent dans un contexte de tensions accrues liées à la politique d’application de la loi en matière d’immigration de l’administration Trump à Chicago, qui a suscité des manifestations. Parallèlement, des troupes de la Garde nationale du Texas se déploient en Illinois suite au refus d’un juge fédéral de bloquer immédiatement leur mouvement, dans le cadre d’une action en justice intentée par l’État de l’Illinois contre l’administration.

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