Publié le 16 novembre 2023. Le Pentagone renforce sa présence militaire dans le golfe Persique en déployant un deuxième porte-avions, dans un contexte de tensions croissantes avec l’Iran et alors que les négociations sur un accord nucléaire restent au point mort.
- Les États-Unis vont déployer un deuxième porte-avions dans le golfe Persique, rejoignant l’USS Abraham Lincoln déjà sur place.
- L’équipage du nouveau navire, l’USS Gerald R. Ford, devrait rester dans la région jusqu’en avril ou mai 2024, tandis que l’USS Lincoln devrait y rester jusqu’en mars 2024.
- Ce déploiement s’inscrit dans une stratégie de pression accrue sur l’Iran, alors que l’administration Trump espère parvenir à un accord nucléaire.
La décision de renforcer la présence navale américaine intervient alors que les négociations avec l’Iran concernant son programme nucléaire sont dans une impasse. Le président Donald Trump a récemment exprimé son optimisme quant à la possibilité de parvenir à un accord dans les prochaines semaines, tout en avertissant des conséquences d’un échec.
« Nous devons conclure un accord sinon cela sera très traumatisant, très traumatisant. »
Donald Trump, président des États-Unis
L’USS Gerald R. Ford, initialement prévu pour une croisière en Europe, a vu son itinéraire modifié en juin dernier. Après avoir été redirigé vers les Caraïbes, le navire a finalement reçu l’ordre de se diriger vers le Moyen-Orient. Ce détournement s’inscrit dans le cadre de la politique américaine visant à exercer des pressions sur le Venezuela, comme en témoigne la participation des navires de guerre accompagnant le Ford à des opérations dans les environs de Caracas en janvier dernier, incluant une tentative d’enlèvement du président Nicolás Maduro.
Ce déploiement supplémentaire de moyens navals américains souligne l’importance stratégique que Washington accorde à la région du golfe Persique et son engagement à maintenir une présence militaire dissuasive face aux tensions persistantes avec l’Iran. Les autorités américaines n’ont pas précisé si ce déploiement était directement lié aux récentes tensions, mais il intervient dans un contexte de préoccupations croissantes concernant les activités régionales de l’Iran et son programme nucléaire.