Publié le 2025-10-25 13:50:00. De nouvelles attaques russes de missiles et de drones ont frappé l’Ukraine, faisant au moins quatre morts et plusieurs blessés, dans un contexte de pressions accrues de la part des alliés occidentaux pour pousser Moscou à la fin de la guerre.
- Au moins quatre personnes tuées et plusieurs blessées suite à des frappes russes sur Kiev et Dnipropetrovsk.
- La Russie accuse l’Ukraine d’avoir détruit un barrage près de Belgorod, provoquant un risque d’inondation.
- Les alliés occidentaux intensifient les sanctions contre la Russie, visant le secteur énergétique.
La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible d’une attaque de missile balistique qui a causé la mort de deux personnes et blessé neuf autres, selon le chef de l’administration militaire de la ville, Tymur Tkachenko. Les services d’urgence ont rapporté un incendie dans un bâtiment non résidentiel et la chute de débris de missiles interceptés dans un autre secteur, endommageant des habitations avoisinantes.
Dans la région du centre-est de Dnipropetrovsk, deux personnes ont perdu la vie et sept ont été blessées lors d’une offensive russe. Des immeubles d’habitation, des maisons privées et des véhicules ont été endommagés. Le ministère de l’Intérieur a précisé qu’un secouriste figurait parmi les victimes, un autre ayant été blessé lors d’une frappe répétée dans la communauté de Petropavlivska.
L’armée de l’air ukrainienne a indiqué que la Russie avait lancé neuf missiles balistiques Iskander-M et 62 drones d’attaque. Les défenses ukrainiennes auraient abattu quatre missiles balistiques et 50 drones. Aucune déclaration n’a été faite dans l’immédiat par la Russie concernant ces attaques.
Parallèlement, la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir endommagé un barrage sur un réservoir dans la région de Belgorod. Le gouverneur de cette région frontalière, Viatcheslav Gladkov, a alerté sur un risque accru d’inondation et a recommandé l’évacuation des habitants de Shebekino et Bezlyudovka. Le ministère russe de la Défense a, de son côté, rapporté l’abattage de 121 drones ukrainiens au-dessus de la Russie dans la nuit.
Pression sur Moscou pour la fin du conflit
Ces bombardements surviennent alors que les partenaires de Kiev accentuent la pression sur la Russie à l’approche du quatrième hiver du conflit. Les États-Unis et l’Union européenne ont annoncé cette semaine de nouvelles sanctions contre le secteur énergétique russe, visant à affecter l’économie de guerre de Moscou.
Les États-Unis ont imposé des sanctions à Rosneft et Lukoil, deux des plus grandes compagnies pétrolières russes, dans le but d’inciter Moscou à un cessez-le-feu. L’UE a quant à elle interdit les importations de gaz naturel liquéfié russe. Lors d’une conférence de presse à Londres suite à une réunion de la « Coalition des volontaires », le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a salué ces mesures et plaidé pour une pression accrue sur toutes les compagnies pétrolières russes, ainsi que pour un renforcement de l’aide militaire en matière de missiles longue portée.
« C’est précisément à cause de telles attaques que nous accordons une attention particulière aux systèmes Patriot – pour pouvoir protéger nos villes de cette horreur », a écrit M. Zelenskyy sur les réseaux sociaux, soulignant le besoin urgent de systèmes de défense aérienne. « Il est essentiel que les partenaires possédant les capacités nécessaires mettent en œuvre ce dont nous avons discuté ces derniers jours », a-t-il ajouté.
Le président russe Vladimir Poutine a affirmé qu’il ne céderait pas aux pressions occidentales, qualifiant les sanctions américaines d’« acte hostile ». Il maintient sa demande de désarmement complet de l’Ukraine et de conservation des territoires annexés par la Russie. Les tentatives de médiation, notamment celles de l’ancien président américain Donald Trump qui avait promis de résoudre le conflit en 24 heures, n’ont pas abouti à des progrès concrets entre les positions divergentes des deux pays. Les projets d’une rencontre entre MM. Trump et Poutine se sont également soldés par un échec cette semaine.
Malgré ces divergences, l’envoyé spécial de M. Poutine pour l’investissement et la coopération économique, Kirill Dmitriev, s’est dit confiant vendredi quant à une possible solution diplomatique à court terme.