Home Économie Les bains publics de Denver exploiteraient des puits géothermiques et bénéficieraient d’un crédit d’impôt d’un demi-million de dollars

Les bains publics de Denver exploiteraient des puits géothermiques et bénéficieraient d’un crédit d’impôt d’un demi-million de dollars

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Publié le 24 octobre 2025. L’entreprise Coba ambitionne de transformer un ancien site industriel à Denver en un pôle de bien-être accessible, mêlant culture et détente, avec une approche innovante de l’énergie géothermique.

  • Coba projette de rénover deux bâtiments historiques pour y installer un café, des vestiaires et un vaste espace de spa de 790 m² (8 500 pieds carrés).
  • Le projet bénéficie d’un crédit d’impôt du Colorado pour la mise en place d’un réseau d’énergie thermique géothermique.
  • L’objectif est de proposer un « tiers-lieu » alternatif aux bars et brasseries, favorisant le rassemblement et la connexion sociale.

Pour l’heure, Coba propose un avant-goût de sa vision à travers une « Cobacita », un sauna mobile installé sur la propriété de La Alma/Lincoln Park. Ce module, conçu sur mesure, peut accueillir jusqu’à 16 personnes pour une expérience de sauna, complétée par des bassins d’eau froide extérieurs. Cette installation temporaire donne un aperçu des services plus complets prévus sur le site de 1339 N. Osage St.

L’entreprise a investi 3,5 millions de dollars pour acquérir cette parcelle, sur laquelle elle envisage de réhabiliter deux édifices datant d’après la Seconde Guerre mondiale. L’un des bâtiments accueillera un espace d’accueil, des vestiaires et un café. Le second sera transformé en un établissement de spa de près de 800 m², proposant treize installations différentes, incluant saunas, jacuzzis, hammam et bassins de flottaison. L’ensemble devrait pouvoir recevoir plus de 400 personnes.

« Imaginez un spa aussi accessible qu’un café en plein air. »

Adam Lerner, directeur stratégique de Coba

Ce concept de bains publics, déjà populaire à New York et San Francisco, s’inspire des traditions existantes à Denver, qui compte notamment un établissement coréen à Aurora et un bain russe sur Colfax. Memphis Orion, PDG de Coba, souhaite capitaliser sur la tendance croissante de sobriété chez la génération Z pour offrir une alternative sociale aux lieux de sortie traditionnels.

« Nous offrons une autre opportunité aux gens de se rassembler, de se détendre et de vivre une expérience qui consiste davantage à être connectés les uns aux autres. »

Memphis Orion, PDG de Coba

Une approche géothermique pour le chauffage

Les bains publics ont historiquement puisé dans les ressources locales. À l’instar des *sentos* japonais qui utilisaient des déchets de bois, Coba mise sur l’énergie géothermique. Le Colorado Energy Office a accordé au projet un crédit d’impôt de 526 200 $ pour l’installation d’un réseau d’énergie thermique à Denver. Ce système utilisera des forages profonds de 150 à 240 mètres sous un parking existant, exploitant la température stable de la Terre, avoisinant les 10°C (50°F) toute l’année.

Grâce à des pompes à chaleur, l’électricité permettra de récupérer cette énergie souterraine pour chauffer les locaux en hiver et potentiellement les rafraîchir en été. Ce type de technologie est déjà utilisé par l’Université Colorado Mesa à Grand Junction, générant des économies substantielles, et par des propriétaires particuliers pour leurs habitations. Bien que le site actuel de Coba ne permette pas un champ de forage suffisant pour couvrir l’intégralité de ses besoins énergétiques, l’entreprise étudie la possibilité d’étendre ce réseau à des propriétés voisines, comme le restaurant japonais Domo.

L’initiative s’inscrit dans l’objectif du gouverneur Jared Polis de relancer l’industrie géothermique dans le Colorado, en réponse aux impératifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d’adoption d’énergies propres.

Ouverture et tarifs encore indéterminés

La date d’ouverture des bains publics Coba, ainsi que le coût des entrées, restent à ce jour inconnus. L’entreprise est encore en phase de levée de fonds et d’obtention des autorisations municipales pour son projet. Si les réservations pour la « Cobacita » sont déjà ouvertes, le tarif des futures adhésions et des visites ponctuelles n’a pas encore été communiqué. Adam Lerner assure cependant que le prix restera abordable, comparable au coût d’un déjeuner.

« Nous pensons que la relaxation profonde devrait faire partie du flux de votre vie quotidienne, et non une sorte d’évasion de votre vie que vous faites une ou deux fois par an. Le prix est fixé pour vous permettre de venir quatre ou cinq fois par mois. »

Adam Lerner, directeur stratégique de Coba

Adam Lerner, ancien directeur du Museum of Contemporary Art Denver, espère que ces bains publics deviendront un lieu de rassemblement civique axé sur la détente. Il anticipe environ 300 000 visiteurs annuels, attirés par la promesse d’une relaxation profonde à un prix accessible.

« C’est la prochaine évolution dans le domaine des loisirs. C’est un manque que nous comblons. »

Adam Lerner, directeur stratégique de Coba

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