L’attente est palpable avant la publication des résultats de Nvidia, qui pourrait bien redéfinir les perspectives du marché technologique et influencer les taux de change. Les investisseurs scrutent chaque détail, craignant que des résultats décevants n’entraînent une onde de choc plus importante qu’une performance positive.
Selon les analystes, un échec de Nvidia à atteindre les attentes pourrait particulièrement fragiliser le dollar australien (AUD), déjà positionné à la hausse sur les marchés. Les données de la CFTC révèlent le plus grand positionnement spéculatif long sur l’AUD au sein du G10. Une légère augmentation de l’inflation australienne en janvier (3,8 %) a offert un soutien limité, mais ne suffirait pas à protéger la devise en cas de correction boursière.
Un affaiblissement du dollar américain parallèlement à d’autres devises à risque serait perçu comme un signe d’inquiétude plus large concernant les réévaluations liées à l’intelligence artificielle (IA), mais les experts estiment que le dollar conservera probablement sa corrélation, bien que réduite, avec les actions américaines.
Les données économiques américaines récentes ont soutenu le dollar, avec une révision à la hausse de l’indice de confiance des consommateurs en février, atteignant 91. Dans son discours sur l’état de l’Union, le président américain a mis l’accent sur l’économie et la baisse de l’inflation, tout en réaffirmant la possibilité d’un conflit avec l’Iran, tout en privilégiant une solution pacifique.
Les analystes anticipent une fourchette de 97,50 à 98,0 pour le dollar américain, à moins que les résultats de Nvidia ne provoquent une perturbation majeure du marché.
Concernant la zone euro, les publications de données économiques allemandes et de la zone euro n’ont eu que peu d’impact sur le marché. Le discours de la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, devant le Parlement européen pourrait constituer un catalyseur pour l’euro cette semaine, en attendant les chiffres préliminaires de l’indice des prix à la consommation (IPC) de vendredi.
L’euro continue d’être surévalué à court terme, malgré une récente baisse des prix au comptant. L’écart des taux swap à deux ans s’est creusé d’environ 10 points de base en faveur du dollar en février, et la hausse des prix du pétrole a également exercé une pression sur la juste valeur de l’EUR/USD. Néanmoins, les inquiétudes concernant les risques de concentration aux États-Unis persistent et devraient continuer à encourager les achats en cas de baisse de l’EUR/USD, avec un support estimé entre 1,1750 et 1,1760.