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Les Canadiens sont prêts à acheter des voitures électriques chinoises – El Financiero

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Publié le 2026-02-17 01:14:00. Le gouvernement canadien, sous la direction du premier ministre Mark Carney, assouplit sa politique commerciale concernant les véhicules électriques chinois, une décision qui suscite des réactions mitigées au Canada et aux États-Unis, alors que les tarifs douaniers américains continuent de peser sur le secteur automobile.

  • Une enquête récente révèle que plus de la moitié des Canadiens ne seraient pas dissuadés d’acheter un véhicule électrique fabriqué en Chine.
  • Le Canada autorisera l’importation annuelle de jusqu’à 49 000 véhicules électriques chinois, avec un tarif douanier réduit d’environ 6 %.
  • Cette initiative s’accompagne d’un plan visant à attirer des investissements chinois dans le secteur automobile canadien et à rétablir des incitations à l’achat de véhicules électriques.

Le Canada a opéré un revirement notable dans sa politique commerciale concernant les véhicules électriques en provenance de Chine. Après avoir imposé en 2024 un tarif de 100 % sur ces véhicules, aligné sur la décision américaine, le gouvernement Carney a annoncé un assouplissement des restrictions lors d’un récent voyage à Pékin. Cette nouvelle approche permettra l’entrée sur le marché canadien de jusqu’à 49 000 véhicules électriques chinois par an, soumis à un tarif d’environ 6 %. En contrepartie, la Chine s’est engagée à réduire ses droits de douane sur les produits alimentaires canadiens.

Ce changement de politique intervient dans un contexte de tensions commerciales persistantes avec les États-Unis, où le président Donald Trump a menacé d’imposer des tarifs douaniers supplémentaires au Canada. Le Canada est le principal marché d’exportation pour les véhicules fabriqués aux États-Unis, ce qui rend la situation particulièrement délicate.

Selon un récent sondage réalisé par le Nanos Research Group pour Bloomberg News, l’opinion des Canadiens à l’égard des véhicules électriques chinois évolue rapidement. Plus de la moitié des personnes interrogées (53 %) déclarent que le lieu de fabrication n’influencera pas leur décision d’achat. De plus, 15 % affirment que cela les rendrait même plus susceptibles d’acheter un tel véhicule. Ce chiffre contraste fortement avec les résultats de 2024, où seulement 25 % des Canadiens se disaient indifférents à l’origine du véhicule et 61 % étaient moins enclins à en acheter un fabriqué en Chine.

Le gouvernement Carney espère que cette ouverture progressive permettra l’arrivée sur le marché canadien de véhicules électriques plus abordables, notamment des modèles dont le prix sera égal ou inférieur à 35 000 dollars canadiens (25 700 dollars américains). Il souhaite également encourager des investissements chinois dans le secteur automobile canadien, en envisageant notamment la création de coentreprises entre des entreprises canadiennes et chinoises pour l’ouverture d’usines d’assemblage.

Cependant, cet accord suscite l’opposition de certains acteurs. Les constructeurs automobiles américains et le gouvernement de l’Ontario, qui abrite plusieurs usines d’assemblage, ont exprimé leurs inquiétudes. Doug Ford, premier ministre de l’Ontario, a notamment soulevé des questions de sécurité, qualifiant les véhicules chinois de « véhicules espions ». Doug Ford a déclaré que l’autorisation d’importer des voitures chinoises à bas prix pourrait compromettre la sécurité et la confidentialité des données.

« Autoriser l’entrée de voitures chinoises à bas prix pourrait ouvrir le marché en termes d’abordabilité, mais cela s’accompagne de son lot de préoccupations concernant la sécurité, la confidentialité et la destination finale de ces données. »

Falak Kothari, leader de l’industrie manufacturière chez Marsh Canada

Parallèlement à cet accord, le gouvernement canadien a annoncé le rétablissement d’incitations à l’achat de véhicules électriques (jusqu’à 5 000 $ CA par véhicule) et la mise en place de nouvelles normes d’émissions pour l’industrie. Des entreprises comme BYD pourraient ainsi accéder au marché canadien pour la première fois.

Le sondage Nanos a été réalisé en ligne et par téléphone auprès de 1 009 Canadiens, du 31 janvier au 4 février, avec une marge d’erreur de 3,1 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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