Home Accueil « Les Cavs et les Guards rejoignent les Browns pour vouloir des fonds non réclamés de l’Ohio ». C’est un problème

« Les Cavs et les Guards rejoignent les Browns pour vouloir des fonds non réclamés de l’Ohio ». C’est un problème

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Les équipes sportives de l’Ohio, des Browns de Cleveland aux Guardians et aux Cavaliers, se tournent vers un fonds d’État inattendu pour financer des rénovations et de nouveaux stades, ravivant le débat sur l’utilisation de fonds publics pour soutenir des entreprises privées.

À retenir

  • Les Browns, les Guardians et les Cavaliers pourraient bénéficier de plus de 765 millions de dollars (environ 698 millions d’euros) provenant d’un fonds créé à partir de sommes non réclamées.
  • Cette utilisation des fonds publics intervient sans consultation des électeurs, contrairement aux précédentes taxes affectées aux infrastructures sportives.
  • La situation soulève des questions sur les priorités budgétaires de l’État, notamment au regard des besoins en matière de santé et d’éducation.

L’Assemblée générale de l’Ohio a adopté l’année dernière une loi autorisant l’utilisation de revenus provenant de paiements non réclamés – des sommes que les citoyens ont oubliées ou n’ont pas pu récupérer – pour financer des projets de stades et d’arènes. Ce fonds, doté d’environ 1 milliard de dollars (environ 914 millions d’euros) sur les deux prochaines années, a été mis en place sans référendum, une approche qui contraste avec les précédentes « taxes sur le péché » qui nécessitaient l’approbation des électeurs.

Les Browns de Cleveland ont déjà reçu une promesse de 600 millions de dollars (environ 548 millions d’euros) pour leur projet de stade avec dôme à Brook Park, un projet d’un coût total de 2,4 milliards de dollars (environ 2,2 milliards d’euros). Cette allocation a ouvert la voie à d’autres demandes. Les Guardians de Cleveland devraient recevoir 65 millions de dollars (environ 59,5 millions d’euros) et les Cavaliers de Cleveland, 40 millions de dollars (environ 36,6 millions d’euros) pour des améliorations liées à l’arrivée d’une nouvelle franchise de la WNBA qui débutera en 2028 à la Rocket Arena.

Selon des rapports de Cleveland.com et de Signal Cleveland, ces subventions pourraient alléger la pression fiscale sur le comté de Cuyahoga, dont les recettes fiscales sont actuellement en deçà des prévisions. Le comté envisage même de demander aux électeurs une augmentation des impôts.

Ce mécanisme de financement n’est pas nouveau pour les habitants de l’Ohio. Un ancien résident du comté de Cuyahoga, ayant voté pour les taxes précédentes affectées aux infrastructures sportives et ayant travaillé pour Gateway Economic Development Corporation, l’organisation responsable de la construction et de l’entretien de Progressive Field et de Rocket Arena, se dit moins enthousiaste cette fois-ci. « Les politiciens de l’Ohio ont pris une décision unilatérale concernant les fonds non réclamés. Ils ont été décidés par les politiciens et non par les électeurs », souligne-t-il.

La situation contraste avec d’autres grandes villes sportives comme Kansas City et Chicago, qui se montrent plus réticentes à investir des fonds publics pour financer des milliardaires. La valeur des franchises sportives a considérablement augmenté depuis l’adoption des premières taxes dédiées aux stades dans les années 1990. Jimmy Haslam a acquis les Browns pour un peu plus d’un milliard de dollars (environ 914 millions d’euros) en 2012, leur valeur actuelle étant estimée à 6,4 milliards de dollars (environ 5,86 milliards d’euros) selon Forbes, ou 7,14 milliards de dollars (environ 6,55 milliards d’euros) selon CNBC. Dan Gilbert a payé 375 millions de dollars (environ 343 millions d’euros) pour les Cavaliers en 2005, et l’équipe vaut désormais 4 milliards de dollars (environ 3,66 milliards d’euros), selon CNBC.

Alors que les ligues sportives, en particulier la NFL et la NBA, bénéficient de revenus records provenant des droits de diffusion, certains estiment que les équipes devraient être en mesure de financer elles-mêmes les améliorations de leurs installations. L’argument selon lequel l’investissement dans les infrastructures sportives stimule l’économie locale est souvent avancé, mais certains plaident pour que les fonds publics soient plutôt alloués à des domaines tels que la santé et l’éducation.

Un recours collectif est actuellement en cours devant les tribunaux, mais cela n’altère pas la perception que les besoins d’une minorité de fans de sport pourraient l’emporter sur les besoins plus larges de la population. L’expression « pain et cirques », d’origine romaine, semble plus pertinente que jamais, soulignant la tentation de divertir la population plutôt que de répondre à ses besoins fondamentaux. Dans ce cas, cependant, le divertissement n’est pas gratuit, mais financé par des fonds qui auraient pu être utilisés à d’autres fins.

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