Publié le 2025-10-04 02:09:00. Le chef du gouvernement irlandais, Micheál Martin, a mis en garde contre les répercussions diplomatiques et économiques potentiellement désastreuses si des comparaisons entre le réarmement allemand et les années 1930 étaient faites par la présidence irlandaise. Ces déclarations surviennent alors que la candidate indépendante à la présidence, Catherine Connolly, a réaffirmé ses propos controversés.
- Des comparaisons entre le réarmement allemand et les années 1930 pourraient nuire aux relations internationales de l’Irlande.
- Le Taoiseach a souligné les risques pour l’économie, le commerce et l’aide au développement de l’Irlande.
- Catherine Connolly maintient sa position, s’inquiétant de la normalisation de la guerre et des similitudes avec les peurs des années 1930.
S’exprimant devant l’Irish Examiner, Micheál Martin a qualifié les propos de Catherine Connolly de « choquants » et de preuve d’une « naïveté extrême » ou d’une « position partisane politique ». Il a souligné les menaces réelles auxquelles l’Europe est confrontée, citant des violations de l’espace aérien par la Russie en Pologne, en Roumanie et en Estonie, ainsi qu’une violation par drone au Danemark juste avant la réunion de la Communauté Politique Européenne (CPE) à Copenhague. Le Premier ministre a critiqué le Sinn Féin et l’extrême gauche, dont fait partie Mme Connolly, pour leur concentration sur l’attaque de l’Union Européenne et des États-Unis, au détriment de la condamnation de l’agression russe.
« Il n’y a aucun doute », a affirmé M. Martin lorsqu’on lui a demandé si les commentaires de Mme Connolly nuiraient aux relations internationales en cas de présidence. Il a précisé que de telles déclarations seraient « très graves » pour les relations avec un « partenaire européen très important » pour l’Irlande, tant sur le plan commercial et économique que pour les programmes d’aide au développement en Afrique.
Lors d’une visite à Millstreet, Catherine Connolly a défendu ses propos, expliquant qu’elle s’exprimait en tant que « femme profondément préoccupée par la normalisation de la guerre » et que ses comparaisons avec les années 1930 étaient motivées par la peur ressentie sur le terrain et le désespoir exprimé par les jeunes. Elle a réaffirmé qu’en tant que future présidente, elle aurait une obligation particulière, compte tenu de l’histoire de l’Irlande marquée par la colonisation, la famine et la résolution du conflit en Irlande du Nord, de naviguer dans un monde en proie à l’incertitude.
Interrogée sur les critiques de M. Martin, Mme Connolly a suggéré de le laisser commenter ses propres déclarations. Elle a également abordé la question de la divulgation d’informations concernant son ancienne conseillère, Ursula Ní Shionnain, condamnée pour une infraction liée aux armes. Mme Connolly a estimé que le nom de Mme Ní Shionnain ne devrait pas être utilisé dans le débat public et a soulevé des questions sur la manière dont ces informations avaient été rendues publiques, remettant en cause le respect de la vie privée et les conséquences pour les personnes passant par des processus de vérification.