Publié le 16 février 2024 09h12. Le projet d’instauration d’une taxe kilométrique pour les véhicules électriques au Royaume-Uni, prévue pour 2028, suscite de vives critiques, notamment concernant son calendrier jugé prématuré et son impact potentiel sur l’adoption de ces véhicules.
- Une nouvelle taxe au kilomètre (environ 3 pence par mile, soit environ 2,4 kilomètres) est prévue pour les véhicules électriques à partir de 2028, en plus de la taxe routière (VED) déjà en vigueur.
- Les véhicules hybrides rechargeables seraient également concernés, avec un taux de taxation réduit (environ la moitié de celui des véhicules électriques).
- L’Office for Budget Responsibility (OBR) estime que cette politique pourrait entraîner une baisse significative des ventes de véhicules électriques dans les cinq prochaines années.
La proposition, portée par Rachel Reeves, a été qualifiée de « complètement à l’envers » par certains observateurs, qui estiment qu’elle intervient trop tôt, alors que les véhicules à combustion restent majoritaires sur les routes britanniques. Shahzad, un analyste, s’est exprimé à ce sujet sur sa chaîne YouTube, soulignant le risque d’augmenter les coûts liés à la possession d’un véhicule électrique, ce qui pourrait compromettre son attrait économique.
« Les conducteurs de véhicules électriques paieront environ 3 pence par mile en plus de la taxe routière VED, que les véhicules électriques commencent déjà à payer depuis l’année dernière. Les hybrides rechargeables seront également facturés environ la moitié de ce taux. En interne, la crainte est simple : accumuler trop de coûts pour la possession d’un véhicule électrique et l’argument économique commence à s’effondrer complètement. »
Shahzad, analyste
Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de compenser la perte de revenus fiscaux liée à la diminution des ventes de véhicules essence et diesel. Les taxes sur le carburant, qui financent actuellement les infrastructures routières et les dépenses publiques, sont en baisse avec l’essor des véhicules électriques. Selon les estimations, jusqu’à un automobiliste sur cinq pourrait ne plus payer de taxe sur le carburant d’ici 2030 sans intervention.
Le ministère des Transports (DfT) a souligné l’importance de faire en sorte que tous les usagers de la route contribuent à l’entretien du réseau routier et au financement des investissements nécessaires. Consulter le rapport du DfT.
Le kilométrage annuel des automobilistes sera auto-déclaré et pourra être vérifié lors des contrôles techniques périodiques.