Publié le 2025-10-29 10:00:59. La criminalité environnementale représente une opportunité lucrative pour les réseaux criminels, allant du trafic de déchets à l’importation de produits dangereux. C’est l’alerte lancée par Økokrim, l’unité spéciale de lutte contre la criminalité économique et environnementale, dans sa toute première évaluation des menaces.
Un fléau aux multiples facettes
Økokrim a présenté mercredi matin sa première évaluation des menaces relatives à la criminalité environnementale. Le rapport détaille comment des organisations criminelles peuvent mener des activités illégales parallèlement à leurs opérations légales, à l’image de pêcheurs déclarant des captures erronées tout en exerçant leur activité en toute légalité.
Le déversement illégal de déchets, en particulier l’exportation clandestine de déchets électroniques par des acteurs internationaux, est identifié comme le problème le plus préoccupant. Ces pratiques engendrent des risques écologiques majeurs et entraînent des pertes significatives en matière de recettes fiscales et douanières.
Une lutte complexe
La criminalité environnementale se distingue par sa difficulté accrue à être combattue, car elle ne présente pas de victimes directes et immédiates, souligne Økokrim. De plus, les autorités de contrôle souffriraient d’un manque de ressources et de sanctions dissuasives pour assurer le respect de la législation.
Parmi les autres délits environnementaux recensés par Økokrim figurent :
- Les atteintes illégales à la nature, notamment dans les zones littorales et les cours d’eau.
- L’exploitation non autorisée de ressources naturelles.
- Le braconnage et la chasse illégale d’espèces sauvages.
- La pêche illégale, souvent dissimulée sous le couvert d’activités légales.
- La violation de la législation sur la pollution, motivée par une volonté de réduction des coûts.
- L’élimination clandestine de masses et de déchets contaminés.
- Le commerce illégal d’espèces animales et végétales, y compris par importation en Norvège.
- L’exportation illégale de véhicules hors d’usage.
- L’importation de produits contrefaits pouvant contenir des substances dangereuses.
Økokrim pointe du doigt des lacunes au sein de l’administration environnementale et des forces de police dans la lutte contre ces infractions. Il souligne également les liens étroits qui existent souvent entre les acteurs impliqués dans ces activités.
L’organisation recommande de renforcer les capacités des autorités de contrôle pour systématiser et structurer les informations relatives aux signalements reçus. Elle préconise également que la police développe une expertise accrue dans ce domaine et alloue davantage de ressources à la répression de la criminalité environnementale.