Home Santé Les dépenses hospitalières représentaient 40 % de la croissance des dépenses nationales de santé entre 2022 et 2024

Les dépenses hospitalières représentaient 40 % de la croissance des dépenses nationales de santé entre 2022 et 2024

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Les dépenses de santé aux États-Unis continuent de flamber, avec une contribution croissante des coûts hospitaliers. Entre 2022 et 2024, les hôpitaux ont représenté 40 % de l’augmentation globale des dépenses de santé, un chiffre qui alerte sur la pression financière exercée sur les familles, les employeurs et les systèmes de santé publique.

Les dépenses nationales de santé ont atteint 5 300 milliards de dollars (environ 4 900 milliards d’euros) en 2024, soit 18 % du produit intérieur brut (PIB). Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre, accentuant les difficultés d’accès aux soins pour de nombreux Américains.

Selon les données des Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS), l’augmentation de 692 milliards de dollars (environ 640 milliards d’euros) des dépenses de santé entre 2022 et 2024 s’explique en grande partie par une hausse des coûts hospitaliers, qui ont contribué à hauteur de 277 milliards de dollars (environ 255 milliards d’euros) à cette augmentation. En 2023 et 2024, les dépenses hospitalières ont progressé plus rapidement que l’ensemble des dépenses de santé (respectivement 10,6 % et 8,9 % contre 7,4 % et 7,2 %).

Les experts de la CMS attribuent cette croissance à un « rebond » de l’utilisation des services et de leur intensité, après une période de ralentissement liée à la pandémie de COVID-19. Cependant, la hausse des prix hospitaliers, qui a atteint son niveau le plus élevé depuis 2007 avec une augmentation de 3,4 % en 2024, a également joué un rôle significatif. Cette augmentation des prix concerne à la fois les assurances publiques (Medicare et Medicaid) et les assurances privées, bien que les programmes publics aient connu une progression plus modérée.

Les services médicaux et cliniques représentent la deuxième source de croissance des dépenses de santé, avec 22 % de l’augmentation totale entre 2022 et 2024. Les médicaments sur ordonnance vendus au détail ont contribué à hauteur de 11 % à cette croissance, affichant une progression similaire à celle des dépenses hospitalières. À l’inverse, les dépenses liées à la santé publique ont diminué de 7 % sur la même période, probablement en raison de la réduction des activités liées à la lutte contre la pandémie.

Sur une période plus longue, de 2005 à 2024, les hôpitaux ont représenté 32 % de l’augmentation globale des dépenses de santé. Les prévisions de la CMS suggèrent que cette part pourrait revenir à un niveau similaire d’ici 2033 (32 %), après avoir atteint 40 % ces dernières années.

En termes absolus, les dépenses hospitalières sont passées de 609 milliards de dollars (environ 560 milliards d’euros) en 2005 à 1 600 milliards de dollars (environ 1 470 milliards d’euros) en 2024, soit une augmentation de 1 000 milliards de dollars (environ 920 milliards d’euros). Sur la même période, les dépenses totales de santé ont augmenté de 3 300 milliards de dollars (environ 3 000 milliards d’euros), passant de 2 000 milliards de dollars (environ 1 840 milliards d’euros) à 5 300 milliards de dollars (environ 4 900 milliards d’euros).

L’évolution des dépenses hospitalières est plus rapide que celle de l’économie globale. Entre 2005 et 2024, les dépenses hospitalières ont augmenté de 4,7 % à 5,6 % du PIB, tandis que les dépenses totales de santé ont progressé de 15,5 % à 18,0 % du PIB. La CMS prévoit que les dépenses hospitalières atteindront 6,4 % du PIB d’ici 2033, et que les dépenses totales de santé atteindront 20,3 % du PIB.

Cette croissance est due à la fois à l’augmentation des prix et du volume de services fournis, notamment en ambulatoire. Entre 2005 et 2024, les prix hospitaliers ont augmenté de 61 %, tandis que le nombre de jours d’hospitalisation a diminué de 5 % (17 % pour 1 000 habitants), mais que les visites en ambulatoire ont augmenté de 44 % (25 % pour 1 000 habitants). Cette tendance pourrait continuer à exercer une pression sur les programmes publics, les employeurs et les familles, et aggraver les préoccupations concernant l’abordabilité des soins de santé.

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