Publié le 2025-10-03 07:15:00. Une série de rappels et de mises en garde concernant des écrans solaires aux Facteurs de Protection Solaire (FPS) non conformes soulèvent des questions sur la sécurité des produits solaires. Face à cette confusion, des experts en dermatologie partagent leurs conseils pour choisir un écran solaire fiable et protecteur.
- Plusieurs marques d’écran solaire ont été rappelées ou sont sous enquête pour ne pas respecter le FPS indiqué sur leur étiquette, certains affichant des valeurs bien inférieures à celles annoncées.
- Ces problèmes ont mis en lumière des doutes sur les méthodes de test, notamment celles réalisées par le laboratoire britannique Princeton Consumer Research Corp (PCR Corp), sollicité par de nombreuses entreprises.
- Pour naviguer dans ce contexte, des dermatologues et experts de la peau recommandent de privilégier les produits à large spectre (UVA/UVB) avec un FPS minimum de 50, issus de marques réputées et ayant fait leurs preuves lors de tests indépendants.
Ces derniers mois ont été marqués par une vague de préoccupations relatives aux écrans solaires. La controverse a éclaté lorsque le groupe de défense des consommateurs a révélé que certains produits, annoncés comme offrant un FPS 50+, ne fournissaient en réalité qu’une protection équivalente à un FPS 4 lors de tests indépendants. L’une des marques les plus touchées, Ultra Violette, a réagi en commandant des tests supplémentaires auprès de plusieurs laboratoires, dont les résultats se sont avérés variables, allant de 4 à 64. Face à cette incohérence, la marque s’est excusée auprès de ses clients, a proposé des remboursements et a demandé d’arrêter l’utilisation du produit concerné.
Cette affaire n’était que le début. L’Administration australienne des produits thérapeutiques (TGA) a par la suite identifié 21 écrans solaires ne respectant pas les normes de FPS annoncées, certains aussi bas que FPS 4. Ces produits, impliquant une formulation de base du fabricant Wild Child Laboratories Pty Ltd, ont été rappelés, suspendus ou sont en cours d’examen. Parmi les produits concernés figurent des marques populaires comme Aspect Sun, We Are Feel Good Inc, People4Ocean et Sunday Riley. La TGA a exprimé ses préoccupations quant aux méthodes de test de PCR Corp, qui semble avoir été le laboratoire de référence pour de nombreuses entreprises utilisant cette formulation problématique.
Face à cette situation et à la confusion qui en découle, la question se pose : comment choisir un écran solaire en toute confiance ? Pour y répondre, quatre experts néo-zélandais en dermatologie et soins de la peau ont partagé leurs conseils et leurs recommandations.
Le Dr Marc Lawrence, dermatologue consultant, chirurgien Mohs et spécialiste laser à l’Auckland Skin & Cancer Foundation, souligne l’importance d’un écran solaire qui sera effectivement utilisé. Il recommande une protection à large spectre contre les rayons UVA et UVB, avec un FPS minimum de 50, en raison de l’application souvent insuffisante par les utilisateurs. Il conseille également de se tourner vers des marques réputées, soumises à des tests internes rigoureux et ayant une expérience avérée en matière de tests de consommation indépendants.
Les meilleures protections solaires selon les experts
« C’est l’une de mes nombreuses missions de vie de trouver la crème solaire « parfaite ». Il y a de nombreuses raisons à cela, mais surtout en raison de son facteur de protection UVA et B cohérent et indépendant (bien au-delà de ce qui est indiqué sur l’étiquette), ainsi que d’une protection visible légère avec la formulation teintée. »
— Dr Monique Mackenzie, dermatologue et chirurgienne dermatologique
« Mon deuxième choix est ProPaira SPF 50+ Tinted Sunscreen, qui offre quatre heures de résistance à l’eau lorsque cela est nécessaire. »
— Dr Monique Mackenzie
« Il offre une excellente protection à large spectre, et la couverture supplémentaire contre les UVA fournie par l’UVMune 400 est actuellement inégalée par d’autres écrans solaires sur le marché. Ceci est particulièrement important car les rayons UVA pénètrent profondément dans la peau et jouent un rôle majeur dans le vieillissement prématuré ainsi que dans le cancer de la peau. Il est facile à porter tous les jours. »
— Dr Marc Lawrence, dermatologue consultant, chirurgien MOHS et spécialiste du laser
« C’est toujours mon écran solaire facial quotidien, et ils viennent de lancer une teinte légère pour les personnes à la peau plus claire. Il laisse un bel fini semi-mat et sert également de crème BB grâce à sa teinte. La meilleure chose est qu’il bloque également la lumière bleue, ce qui est idéal pour prévenir le mélasma. »
— Katy Doherty, spécialiste du cancer de la peau et directrice générale chez ESPY Skin
« Mon écran solaire préféré est K Ceutic, fabriqué par Dermaceutic Laboratoire. Il est conçu pour les peaux fragiles ou après des traitements de médecine esthétique, mais je l’utilise tous les jours sur mon visage. Il sert également d’apprêt sous mon fond de teint, ce que j’apprécie. Il s’agit d’une protection solaire minérale sans avoir à la frotter pendant des lustres pour se débarrasser du voile blanc. »
— Dr Ellen Selkon, médecin esthétique, associée à Clinic42 et trésorière de la NZ Society of Cosmetic Medicine
« J’adore cet écran solaire. C’est mon préféré depuis cinq ans. Il est à base de zinc et a été formulé par une ancienne infirmière qui voulait un écran solaire sans ingrédients nocifs. Il existe une nouvelle formule qui s’applique comme un rêve, sèche de manière assez mate et a un parfum très rafraîchissant. C’est celui que ma famille utilise chaque été. »
— Katy Doherty
Un rappel sur les contrôles cutanés
Octobre est le mois de sensibilisation au mélanome, et le printemps est une période idéale pour un contrôle cutané avant que l’exposition au soleil ne s’intensifie avec l’été. En Nouvelle-Zélande (Aotearoa), plus de 7 000 mélanomes sont diagnostiqués chaque année, entraînant plus de 300 décès. Une détection et une prévention précoces sont essentielles, car la plupart des mélanomes sont traitables s’ils sont découverts à temps.
Ce mois-ci, Melanoma New Zealand organise une série de points de contrôle cutanés gratuits dans tout le pays, accompagnés de documentation pour l’auto-examen. Soutenue par le partenaire de campagne La Roche-Posay, l’organisation vise à réaliser 1 500 contrôles à Auckland, Hamilton, Tauranga, Wellington, Christchurch et Dunedin. Les informations concernant les lieux et les dates sont disponibles sur le site web de Melanoma New Zealand.
Pour réaliser un auto-examen, il faut rechercher toute tâche de rousseur, tache ou grain de beauté nouveau, ou ayant changé de couleur, de forme ou de taille. Il faut également être attentif aux lésions qui sont douloureuses, qui démangent ou qui saignent. Une lésion suspecte peut se démarquer des autres grains de beauté, se sentir ferme ou se soulever rapidement de la peau. En cas de doute, il est conseillé de consulter un médecin généraliste, une infirmière, un dermatologue ou un expert de la peau.
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